Bulletin de février-mars, 1904, p
2. La deuxième fut immédiatement publiée, sous le même titre, en une plaquette de 38 pages, Paris et Toulouse, 1904; la troisième fJlait entrer dans le prochain numéro du Bulletin.
Il n'est pas inutile d'observer que, comme dans le cas du précédent t petit livre i, ces interventions qualifiées précédèrent celles de l'autorité ecclébiastique.
3. a Le numéro qui contenait ce triple article fut vendu à près de cinq mille exemplaires, alors que le -tirage normal du Bulletin r-.e
« AUTOUR d'un petit LIVRE » 185'
tenta de leur opposer aussitôt la Revue du clergé français ^, plusieurs durent à ces pages de ne pas se laisser prendre aux subtiles équivoques de M. Loisy ou de se défendre à temps contre le dogmatisme de ses affirmations ^.
Ce n'est d'ailleurs pas seulement dans l'Église que cette question agitait les esprits : le inonde protestant ne tardait pas à s'y intéresser. Dès la première heure, le pasteur Fr. Puaux présentait avec les plus grands éloges Autour d'un petit J-ivre aux lecteurs de la Reçue chrétienne ^. Bientôt après, c'est le « pape du modernisme » en personne, P. Sabatier, qui venait dire les espérances qu'il fondait sur « cet humble prêtre » pour la régénération du catholicisme*. Moins préoccupé des destinées catholiques, Eug. Ménégoz était du moins heureux d'en relever la convergence avec le symbolisme d'Aug. Sabatier ^. Ces suffrages imprévus n'étaientils pas un verdict?
A l'étranger même, l'affaire Loisy suscitait un vif mouvement de curiosité. L'Ëçangilé et V Eglise allait bientôt avoir les honneurs d'une traduction en anglais ^, puis en allemand '. Mais l'édition française desr deux petits « livres
dépassait pas huit cents. » P. Batiffol, dans Revue île théologie,. 1909, t. xTm, p.. 394. Cette inter.vention valut à l'Institut de Toulouse un bref élogieux de Pie X, publié dans Bulletin, 1904, p. 227.
1. D'abord par une petite note (15 janvier 1904, t. xxxvn, p. 443-444), puis par un grand article de M. Bricout {Autour des fondements de la foi, 1er février, p. 449-481, et .1« avril, t. xxxvni, p. 244-272), où était garantie à nouveau la a sincérité inattaquable » de M.. Loisy (p. 271).
2. Sur ces premiers épisodes de la controverse, voir la chronique du- P. Pègues, Reçue thomiste, mars-avril 1904, p. 90-112.