‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 152 sur 451 · Selected letters, p · texte numérisé non relu

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nence fit rapidement la concfuête de son esprit que le dogmatisme de l'École ne satisfaisait plus; il se délecta dans M. Laberthonnière et se reconnut dans M. Blondel, dont il disait avoir anticipé les conclusions par une sorte d'harmonie préétablie ^. Quant à la critique scripturaire, il en acceptait les résultats avec d'autant moins de contrôle qu'il y était plus incompétent.

En fait d'histoire et de sciences bibliques, Tyrrell ne fut jamais qu'un disciple, d'autant plus dépendant de ses maîtres nouveaux qu'il se méfiait davantage de ceux qu'il avait quittés... Comme c'est trop souvent le cas, il était aussi influençable qu'il était indépendant et jaloux de son indépendance, d'autant plus exposé par là-même à suivre inconsciemment les autorités de rencontre qu'il échappait davantage aux autorités légitimes ^. .

En effet, « cet esprit si jaloux de sa pensée ne pensait guère que par suggestion d'autrui ^. » Lui-même '* ne s'est-il pas reconnu un « tempérament de caméléon »? Et pour servir de frein à cette impressionnabilité, il ne fallait pas compter sur le sens du magistère catholique : cette âme de converti retenait un fond irréductible d'individualisme. Dans l'Eglise, il avait « cherclié, non pas une fin, mais un moyen » ; elle ne lui paraissait pas être « en elle-mênae le vaste monde de la réalité spirituelle, mais l'entrée de ce monde ^. »

Ce que G. Tyrrell avait bien en propre, c'était le besoin dangereux, fruit de sa culture théologique, d'aller d'un bond aux idées générales, et de systématiser sans trêve à propos de tous les faits qu'à tort ou à raison il tenait pour certains. « Si j'ai quelque don, écrivait-il, en répudiant le titre de « maître » que lui octroyait un admirateur italien, c'est une sorte de pouvoir fénainin de sauter aux conclusions sans le

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