Autobiography and life
2. (t Ce livre, d'un accent très personnel, gagna d'emblée au^Père Tyrrell l'admiration, la reconnaissance, la confiance des catholiques anglais. » R. Goût, p. 34.
3. Le meilleur de ses amis, Fr. von Hûgel [Seîected letiers, p. 335), devait y découvrir bien plus tard a certains immanentismes inquiétants »,
4. J. Angot des Retours, dans Quinzaine, 1900, t. xxxv, p. 141. 5.- The faith of. the millions, Londres, 1901.
tation de Newman. avait ébranlé peu à peu son intellectualisme primitif au profit d'une philosophie plus souple, dont l'intuition était le principe et qui s'achevait normalement en relativisncte. Son propre mysticisme et le contact des âmes le portaient à faire passer, eri matière religieuse, la yie avaiit la vérité. Ce qui allait de plus en plus l'amener à établir entre la théologie et la foi une distinction qui deviendrait vite une séparation complète.
Tandis qu'il était dans ces dispositions, les circonstances le mirent en rapports avec Fr. von Hûgel. Frappé de l'esprit qui régnait d'ans Nova et Vetera, celui-ci avait voulu faire la connaissance de l'auteur. Ce premier contact fut assez favorable pour que le baron lui confiât aussitôt l'âme de sa fille aînée, Gertrude, dont la foi traversait alors une crise ^. Ainsi se nouèrent les liens d'une amitié qui ne tarda pas à devenir une collaboration et que le temps ne ferait qu' affermir ^.
Dans ce commerce le jésuite apportait sa largeur de vues, sa vive compréhension des problèmes intellectuels, sa finesse psychologique. Non sans une dangereuse exagération, le baron lui déclarait n'avoir trouvé nulle part d'esprit aussi pénétrant depuis Newman^. « Je ne puis pas assez vous dire, lui écrivait de. son côté celui-ci *, combien forte a été l'action exercée par votre amitié sur le développement de mon intelligence. » G. Tyrrell trouvait en liii un confident capable de sympathiser avec ses propres préoccupations, un critique exigeant et attentif à mener sa pensée jusqu'au bout d'elle-même, un maître en mesure d'élargir ses horizons et de stimuler ses recherches^ C'est ainsi que Fr. von Hugel lui fit apprendre assez d'allemand pour lire les philosophes d'outre-Rhin, qu'il lui apprit à connaître l'école de 1' « action » et du dogmatisme moral, qu'il l'ouvrit au problème biblique et à l'œuvre de M. Loisy.
Or la psychologie de G. Tyrrell le prédisposait à subir largement ces diverses influences. La philosophie de l'imma-