‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 154 sur 451 · Autobiography and life, t. ii, p. 6. Cf. t. i, p · texte numérisé non relu

Autobiography and life, t. ii, p. 6. Cf. t. i, p

5. M.-D. Petre, Modernism, p. 55. Cf. L. de Grandmaison, loc. cit., qui parle d' « un protestantisme inavoué, pallié, mais jamais éliminé.»

secours des prémisses, de deviner ce que l'histoire doit dire, de forger des hypothèses et des synthèses. » Puissance brillante assurément, mais qui risquait de se satisfaire en constructions fragiles, faute de reposer sur le fondement de sévères analyses. « Ce sont les circonstances et les difficultés qui m'ont mis en évidence malgré moi, continuait-il, et m'ont fait apparaître comme le chef d'un mouvement dont je ne suis, en réalité, que l'élève et le disciple. » ^

D'autres dons le prédestinaient à ce rôle de « chef », qui devait, malgré tout, rester le sien. En effet, cette intelligence aussi prompte qu'inquiète et malléable s'alliait à une sensibilité vibrante, à une volonté généreuse jusqu'au plus complet oubli de soi, persévérante jusqu'à l'opiniâtreté, volontiers combative ^. « Ame complexe, a-t-on dit, où l'amère obstination de l'Anglais se mélangeait d'ardeur irlandaise ^. » Mais à ces traits de race il faut aussi ajouter la part d'une nervosité qui, au témo^nage de^ Miss Petre *, n'était pas loin d'être morbide, accompagnée d'une souplesse qui confinait à la « duplicité » ^. Par où G. Tyrrell était exposé à tous les emportements^, quitte à les racheter ensuite par de cruelles dépressions, sans être mis en garde par une foncière loyauté, qui s'affichait jusqu'au mépris de toute prudence, contre les artifices d'une certaine diplomatie.

En attendant que son activité publique fît éclater au grand jour les qualités et les tares de son tempérament, un sourd travail s'accomplissait dans son aine. La conviction s'était peu à peu formée chez lui que l'œuvre urgente était de combattre les formes usuelles de la philosophie religieuse et de la théologie — l'une et l'autre raidies dans un dogmatisme suranné qu'il fallait considérer comme respon-

1. Lettre du 31 décembre 1907, dans G. Tyrrell's letters, p. 190-191.

2.- « Il avait... le tempérament mystique, avec ses emportements, son dédain de la sécurité, spn sens intuitif... Une fois parti, c'était un homme qui ne connaissait pas la voie de retraite. » M.-D. Petre, dans Congrès d'hist. du christianisme, t. m, p. 238 et 229.

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