Church quarterly review, avril 1904j p
4. L'article est reproduit dans Through Scylla and Charybdis, trad. fr., p. 87-108.
DÉBUTS DE GEOKGE TYRRELL 205
l'inconciliable. Mais ce jeu subtil ne fut alors aperçu que de quelques initiés, etl'article passa pour un hommage àla tradition conservatrice à l'encontre des innovations d'une critique égarée ^.
Au total, soit par l'ignorance où l'on était de ses manifestations les plus compromettantes, soit par les illusions qu'on pouvait encore se faire sur les autres, l'évolution funeste de G. Tyrrell restait inconnue pour le grand public, voire même pour la plupart de ses amis. Parce que rien n'était encore altéré de sa situation dans l'Église, rien non plus ne paraissait prêter aux soupçons dans la rectitude intime de sa foi.
Bien que sa langue et son genre d'activité dussent plutôt restreindre aux milieux anglais l'influence de G. TyrreU, sa réputation n'avait pas tardé à franchir la Manche et, dès les premières années du siècle, son nom, sinon l'ensemble de son oeuvre, commençait à être connu chez nous.
C'est son article sur les rapports de la théologie et de la piété, qui semble avoir tout d'abord attiré sur lui l'attention de ceux qui aiment suivre le mouvement des idées hors de nos frontières. « En .France, le Bulletin de littérature ecclésiastique, publié par l'Institut catholique de Toulouse, fut le premier à le signaler ^. «Tout enrelevant «que dans la pensée du R. P. il y a plus d'une inconsciente équivoque et que l'expression n'en est pas toujours juste, » on y donnait de son étude une longue analyse et de larges extraits qui en marquaient l'importance^.
A ce même travail la Revue du clergé français, sous la signature de V.Duboisset, allait bientôt consacrer une étude ex professa pour en dégager les tendances et en montrer l'intérêt *.
1.- Sur cette affaire, voir R. Goût, p. 107-112; Autobiography and life, t. n, p. 210-223.