‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 203 sur 451 · Voir S.tA. Cavallanti, op. ciL, p · texte numérisé non relu

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monastiques fatalement dégénérées avec le temps et incapables de rajeunir, systèmes, vues et sympathies politiques..., illusions qui couvraient l'inconnu de l'aile du surnaturel (!), catégories abstraites et qui tuent comme la lettre de la loi. » Il s'agissait de secouer ce « bagage d'innombrables superfluités » pour « retourner à l'Évangile ^. » Le moins qu'on doive dire, c'est que le torrent démocratique, déchaîné par l'éloquence turbulente de M. Muni, roulait des flots bien mélangés ^. ^

Il s'en faut, du reste, que les ponts fussent rompus entre les intellectuels critiques et les politiciens démocrates. La fusion des compétences, déjà constatée chez nous, sévissait à l'envi dans ces ardents milieux italiens, où les imaginations sont si promptes à dresser des synthèses. C'est ainsi qu'on voyait M. Buonaiuti, qui avait fait ses débuts à la Cultura sociale sous le pseudonyme de « Novissimus », y collaborer ensuite sous son nom pour faire le procès de la scolastique ^ et M. Murri discuter de l'immanence avec le P. Semeria^. Pareillement M. Minocchi, au dire des enquêteurs de la Reçue ^, alïïrmait des tendances socialistes. En tout cas, il recommandait à ses lecteurs la Cultura sociale pour ses sani criteri di modernità ^ et, plus tard, partageait avec M. Murri la direction de la Rivista di cultura.

A côté des démocrates chrétiens, il faut tout au moins signaler les francs-tireurs, tels que l'avocat napolitain Gennaro Avolio, avec sa petite revue Bdttaglie d'oggi ', qui, depuis 1905, touchait aux points les plus divers de la réforme sociale ou ecclésiastique, et le prêtre Dominique Battaini,

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