Nova et vetera, Paris, 1905; Dures paroles, Paris
En effet, la Lettre confidentielle au professeur d'anthro-pologie fut connue d'au moins quelques personnes ^. M. Dimnet allait se charger encore une fois d'attirer l'attention sur l'ensemble de son œuvre. En publiant son ouvrage ^ sur La pensée catholique dans l'Angleterre contemporaine, l'auteur se proposait de faire connaître « des types déjà accomplis du catholicisme éclairé, mais sans alliage, auquel des milliers d'intelligences aspirent aujourd'hui sans pouvoir encore se le définir à elles-mêmes (p. xxxn). » Dans cette galerie G. TyrreU figurait en bon rang (p. 131-216). Ce chapitre ne faisait que reproduire un article de 1902, signalé en son temps ^, où l'apologétique du jésuite anglais était chaleureusement présentée d'après ses premiers volumes : The faith of the rriillions, sans qu'il y fût tenu compte de ses publications postérieures et moins encore de ses opuscules pseudépigraphes *.
Aux yeux de M. Dimnet, G. Tyrrell devait rester comme « le défenseur modeste mais persuasif du théisme, et surtout le profond analyste des rapports de la dévotion avec la théologie, et de la relation des symboles dogmatiques avec les réalités supérieures qu'ils signalent plus qu'ils ne les expriment. » « Les quelques endroits, concluait-il, où on lui reproche un manque de logique ou de la timidité se rapportent à un moment de sa pensée, où il n'était pas encore lui-même et qui n'a guère duré (p. 131-132). » Ainsi, par un singulier renversement, les hardiesses récentes du mystique novateur servaient à pallier la primitive sagesse de l'apologiste catholique, cependant que le panégyrique de celui-ci servait évidemment de passeport à celui-là.
Par bonheur, il y eut des théologiens plus clairvoyants. Ici encore, c'est Toulouse qui donna le signal. Dès janvier 1906, en signalant l'ouvrage de M. Dimnet, un recenseur