Voir plus haut, p
4. Aussi l'auteur, malgré de vifs éloges adressés à la pénétration de sa pensée, ne pouvait-il s'empêcher de la trouver un peu retardataire. Une note liminaire prévenait, au surplus, que ce mal était depuis longtemps réparé.
du Bulletin iaisait d'expresses réserves sur ses « tendances »et, pour le cas particulier de G. Tyrrell, évoquait le souvenir trop vite oublié des brochures mystérieuses signées « Ernest Engels » et « Hilaire Bourdon » ^. Le mois suivant ^, E. Franon y publiait une étude sur « la philosophie religieuse du P. Tyrrell, » pour en dégager les trois thèses fondamentales, dont il démontrait ensuite la dangereuse fragilité : part exclusivede l'expérience mystique à l'origine des dogmes, valeur purement religieuse de leur contenu par rapport à la précarité de leur signification intellectuelle, rôle de l'Église commeinterprète de l'expérience chrétienne. Ces pages de claire et. ferme théologie furent, pour les esprits sans préventions,, un premier et salutaire avertissement ^. •
Les jésuites suivirent sans retard. Tant que G. Tyrrelï. avait été leur confrère, les collaborateurs des Etudes avaient gardé sur lui le silence *. Mais, dès qu'il eût quitté la Compagnie, « la Rédaction » se désohdarisait publiquement de, sesdernières œuvres, en particulier de Lex orandi, qu'elle définissait comme « un épisode de la grande lutte qui, depuis les fameux petits livres rouges, se prépare dans l'école nouvelle en faveur de l'évolutionnisme dogmatique le plusradical ^. »
Il était d'autant plus opportun de mettre en garde lepublic catholique français que se multipliaient davantage les sons dé cloche propres à l'égarer. Les Annales de philosophie chrétienne témoignaient à G. Tyrrell une faveur croissante. A partir d'octobre 1905, elles affichèrent son nom surla liste de leurs « principaux collaborateurs ». Et cette coUa-