Texte dans A. Vermeersch, p
teur, « le document pontifical était prêt depuis longtemps peut-être... : il n'y avait plus^qu'à le dater ^. »
De fait, Pie X en avait certainement la teneur présente à l'esprit dans son allocution consistoriale du 17 avril, où il parle « de cet assaut qui ne constitue pas une hérésie, m.ais le résumé et le suc vénéneux de toutes les hérésies '^. » Ce qui est une des expressions les plus caractéristiques et les plus souvent citées de l'encyclique future. Mais rien ne permet de savoir au sûr depuis quand elle était sur le niiétier, et le bruit de son apparition ne paraît point, en tout cas, s'être guère répandu^.
On a voulu et cru savoir de quelle façon elle fut élaborée. C'est ainsi que, par exemple, A. Michelitsch ^ a répété, d'après le Giornale d'Italia, qu'elle aurait demandé un an de travail, que l'auteur en serait le prélat U. Benigni ^, dont le pape aurait personnellement revu le projet, surtout en ce qui concerne G. Tyrrell, D'après d'autres informateurs, l'origine en serait plus complexe. On y a vu, dans les milieux intéressés, soit une œuvre « sortie du cerveau et de la plume de trois ou quatre moines ^, » soit un monument composite auquel auraient pris part « les théologiens ordinaires de Pie X, jésuites, dominicains et franciscains, dont on se répète les noms, aidés, paraît-il, de théologiens extraordinaires mandés de loin ''. »