CHAPITRE II ENCYCLIQUE '< PASCENDI
. Deux mois plus tard, un acte personnel du pape, l'encyclique Pascendi, allait compléter l'œuvre commencée par le décret Lamentabili. Les deux docunients sont aussi insép arables dans l'économie de l'enseignement catholique en matière de modernisme que voisins dans le tem.ps.
En vertu de la même réminiscence qui faisait donner au décret du Saint-Office le nom. historique de Syllabus, ne devait-on pas s'attendre à ce qu'il eût, lui aussi, son encyclique Quanta cura? Le besoin de symétrie fit, en effet, d'assez bonne heure, imaginer ce pendant. Il semble pourtant qu'ici les prévisions aient été moins générales ou moins nettes. ■ <
« Lorsqu'ils lurent le décret du Saint-Office, » on assure que la plupart des moderùistes « pensèrent aussitôt qu'il devait être expliqué et complété par une encyclique dont on avait parlé à diverses reprises. » Et il paraît que leur conviction se maintint, « bien que la Corrispohdenza Romana eût démenti, le 21 juillet, qu'on préparât au Vatican un autre document sur la cjucstiou du modernisme. » Le 28 août, en effet, le Saint-Office se contentait d'adresser aux évêques une circulaire en vue de leur prescrire les mesures à prendre, envers les séminaristes et les professeurs qui seraient coupables ou. suspects des erreurs condamnées par le décret Lamentabili^. Il est vrai qu'à ce moment-là, continue Tau-