‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 263 sur 451 · Jehan de Bonnefoy, Le catholicisme de demain, p · texte numérisé non relu

Jehan de Bonnefoy, Le catholicisme de demain, p

7. Catholici, Lendemains d'encyclique, p. 1. Dans la suite (p. 36); l'auteur désigne « comme ceux qu'on donne pour être, à des titres divers, les inspirateurs ou les rédacteurs du Syllabus et de l'Encyclique, les PP. Billot, Janssens, Fleming, Pie de Langogne, Marrani, ou encore Monsignor Benigni ou Sardi. »

Sur le rôle respectif de ces personnages un reporter américain s'esti-

ENCYCLIQUE « PASCENDI » 351

De tous ces racontars A. Houtin retient seulement que >[ l'encyclique, compilée par de nombreux théologiens, notamment par le Père Billot et Mgr Benigni, a été rédigée en latin par le secrétaire des lettres aux princes, Mgr Sardi, le secrétaire des lettres latines, Mgr Galli, étant malade ^. » Même réduites à ces proportions modestes, ces informations sur l'origine du document pontifical sont trop problématiques pour qu'il ne faille les prendre cujn grano salis.

Toujours est-il que l'encyclique Pàscendi, datée du 8 septembre, parut le 1& dans les colonnes de YOservatore Romano ^. Elle devait être, dans l'histoire du modernisme, le document capital.

Peu de documents ecclésiastiques se présentent sous une l'orme aussi méthodiquement charpentée.

Rappelant tout d'abord la mission qui lui fut confiée à l'égard du dépôt divin, le pape assure qu'elle ne fut jamais plus nécessaire. D'autant que les ennemis actuels de la foi ont ceci de particulier qu'ils travaillent contre elle « dans le sein même et au cœur de l'Eglise », dont ils se donnent comme les rénovateurs. Leurs erreurs, au demeurant, sont des plus graves, puisque « ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à' ses fibres les plus profondes. » Elles sont aggravées par leur tactique; car ils les répandent « avec un tel

mait plus renseigné. Il savait que « le jésuite Billot et deux franciscains, le Français Langogne et l'Italien Marrani, en ont écrit la partie dogmatique, tandis que la partie historique (?) en fut confiée à Mgr Benigni, » an unknown nohody. Ce qui lui permettait de montrer dans l'encyclique « une victoire des jésuites, aidés par les franciscains, sur les dominicains. » J.-R. Slattery, dans American journal of ilieology, 1909, t. xni, p. 556.

Page 1