‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 281 sur 451 · Cf. Choses passées, p · texte numérisé non relu

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l'encyclique. Il n'est plus question que de « méprise » (p. 148 et 256), de « théorie arbitrairement conçue » (p. 142; cf. p. 178), de compréhension « à rebours » (p. 156), de «contresens » (p. 199), quand ce n'est pas de « substitution sophistique » (p. 200), de « pure fantaisie » (p. 202),- de « facétie » (p. 208) ou de « bévues » (p. 215).

Qui ne croirait, après cela, que l'ouvrage aboutit à la protestation vengeresse de l'innocence méconnue? Même erronée, la sincérité de cette conviction eût expliqué l'invecr tive. Or cette bordée de sarcasmes alternait avec des ayéux non dissimulés de totale incroyance. « Ne faudrait-il pas, en effet, savoir d'abord, demandait-il en tête de sa riposte à l'encyclique (p. 140), ce qu'on doit entendre par vérité en matière de religion; quelles sont les origines de cette vérité, les conditions de sa conservation et de son progrès; enfin, dans quelle mesure et à quel titre le pape est autorisé à s'en dire l'organe et l'arbitre? » Dans la suite, il s'élevait contre la « mécanique surnaturelle de la révélation,» (p. 149; cf. p. 58), affirmait à nouveau le caractère purement symbolique des dogmes (p. 162), proclamait des erreurs même dans « la doctrine religieuse et morale » des Écritures (p. 227), se vantait d'avoir signalé les antilogies de l'enseignement catholique (p. 232).

Sa correspondance de l'époque, depuis livrée par lui-même au public, ne manifestait pas de meilleures dispositions. Non seulement il se reconnaissait dans la méthode « des savants qui étudient la Bible, sans égard à aucune orthodoxie théologique » ^, mais il écrivait sans ambages :

Jl n'est peut-être pas un seul article de son symbole que j'entende comme elle [l'Eglise] et que j'adinette comme vrai au sens où elle l'enseigne... Je ne reconnais ni l'autorité absolue de sa hiérarchie, ni la valeur absolue de sa théologie, ni la force démonstrative de son apologétique. Je crois insoutenables et fausses les notions communes de la révélation et de l'Ecriture, du dogme et du pouvoir ecclésiastique ^.

En fait de théodicée, il professait « que l'individu conscient peut être présenté presque indifféremment comme la

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