‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 285 sur 451 · Choses passées, p. 367 et · texte numérisé non relu

Choses passées, p. 367 et

5. Revue d'hist. et de litt. rel., 1910, nouv. sér., t. i, p. 586.

6. Ses écrits postérieurs n'ont plus obéi qu'aux inspirations du plus franc rationalisme, en même temps que l'auteur y faisait preuve d'un subjectivisme qui ne laisse pas de nuire à son crédit auprès des

Cette apostasie de son principal auteur, jointe au loyalisme indéfectible du plus grand nombre de ceux qui de bonne foi s'étaient plus ou moins embrigadés à sa suite, explique le subit effondrement du modernisme français, qui n'allait plus désormais compter pour presque rien. Dans les autres pays, au contraire, il semble avoir trouvé dans le fait de sa condamnation un regain, tout au moins momentané, de vigueur et d'éclat. . \

critiques impartiaux. Voir V. Taylor, dans Hibbert Journal, 1926, t. XXIV, p. 563-572. « Trop subtil, trop sûr, écrivait déjà de lui Fr. von Hûgel • à propos de ses Évangiles synoptiques, où il lui manque à peu près tous les matériaux pour une décision sobre. » Et encore sur son commentaire des Actes : a II sait, en un détail étonnant, ce qu'ont été des écrits dont l'existence même n'est qu'une hypothèse à lui. » Lettre du 11 juillet 1921, dans Selecied letters, p. 336.

M. Loisy a fait, un moment, trêve à son activité scientifique telle quelle pour publier cette douloureuse autobiographie : Choses passées, Paris, 1913, où il semble s'être donné la tâche déconcertante, en faisant remonter à plus de vingt ans en arrière la ruine totale de sa foi, d'infliger aux amis qui lui firent si longtemps confiance le démenti le plus cruel, et de justifier au delà de leurs craintes les suspicions de ses premiers adversaires, tout en continuant à se réclamer de ceux-là et, plus encore, à se plaindre amèrement de ceux-ci.

Page 1