‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 292 sur 451 · Voir Neue Jahrhundert, i^09, t. i, p · texte numérisé non relu

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3. Christianity at the cross-roads (c'est-à-dire -.Le christianisme à la croisée des chemins), 'Londres, 1909.

4. Voir l'étude très irénique du P. Bainvel, Le dernier livre de George Tyrrell, dans Études, 1910, t. cxxin, p. 737-775.

5. « L'idée de l'Église est l'idée de Jésus. » (P. 119.) Toute la première partie de l'ouvrage, qui développe et justifie ce thème, est ainsi comme une reprise et un complément, du point de vue philosophique, de l'apologétique tentée par M. Loisy au nom du simple déterminisme historique.

rincarnation émineate de l'Esprit : aussi possède-t-il pour l'âme religieuse uue valeur absolue. Cet esprit vit toujours dans l'Église et c'est pourquoi les modernistes ne ve-ulent pas» le chercher ailleurs, mais en travaillant à dissoudre la lettre épaisse qui en paralyse l'expansion dans le ' catholicisme actuel ^.

Un critique dont ou ne contestera pas l'impartialité i a écrit de ce testament doctrinal :

Par la prédominance de son point de vue mystique, Tyrrell se rapproche incontestablement du protestantisme... L' Évangile et l'Eglise, tout en faisant de" la foi l'élément vital de la religion, insistait beaucoup plus sur le caractère social du christianisme, sur la nécessité d'un contrôle permanent de la foi par la raison, sur le rôle du magistère ecclésiastique, dont Tyrrell ne parle plus guère maintenant que pour en prédire la ruine désirable. U Évangile et V Église contenait un programme discret de réformes nécessaires : rouvrage de Tyrrell est une prophétie de révolution ^.

Contre ce jugement, qu'elle estimait injuste, Miss Petre a fait valoir que toute la conduite et toute la philosophie de G. Tyrrell allaient plutôt à travailler pour 1' « Église de l'avenir » ^. Il n'en est pas moins vrai que, dans cette Église, l'autorité s'eiîa^ait.de plus en plus devant les libres poussées de la conscience chrétienns^. A cet égard, le catholicisme moderniste de G. Tyrrell, même si l'on fait abstraction de ses violences agressives envers le Saint-Siège et la Curie, se nuanjait, à n'en pas douter, d'un individualisme tout protestant. N'est-il pas significatif que, justement dans un article publié deux mois avant sa mort ^, il ait. cru devoir

1. « Ils mettent toute leur espérance (p. 333) dans le courant irrésistible de la vérité efdu savoir, qui doit, à la fin, environner et submerger les barrières de l'ignorance auxquelles la déloyauté sert d'arcboutant. ».

2. A. Loisy, dans Revue d'hist. et de litt. relig., 1911, nouv. sér., t. II, p. 611.

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