Voir Autobiography and life, t. ii, p
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quelques rares défections près, par la victoire deja foi et de la soumission^.
De ces modernistes persévérants, le plus notable était, sans conteste, Fr. von Hûgel, que toutes ses habitudes intellectuelles et ses relations sociales attachaient à la cause novatrice. Si son tempérament méditatif .ne le portait guère à descendre sur lechamp de bataille, il restait, en tout cas, comme le chef d'état-major qui dirige les opérations. On l'a vu sympathiser étroitement avec les derniers actes de G. Tyrrell ^. Après la mort de celui-ci, non content de prêter son concours à la publication de Cliristianity at the crossroads, il consacrait à son ami une notice nécrologique^, dont la rédaction, d'une prudence calculée *, ne dissimulait pas entièrement les tendances. Dans la suite, nous le verrons encore accorder ses encouragements aux suprêmes efforts des modernistes italiens et aux résistances de Miss Petre. Son individualisme chatouilleux le portait à redouter ce qu'il appelait, par opposition au catholicisme spirituel dont il caressait l'idéal, le curialist ahsolutism ^, tandis qu'un sens aigu des problèmes scientifiques l'irritait contre les rigueurs entraînées par la répression du modernisme ®.
Une évolution s'accomplissait néanmoins peu à peu dans son esprit. A la longue, il se' voyait obligé de reconnaître la
1. Lettre om-x. Droits de l'homme, en date du 27 novembre 1910, dans
A. Houtin, p. 417-418. Sans aucun essai de preuve, l'auteur l'a présenté depuis (Ma vie laïque, p. 256) comme un simple « positiviste ».
2. Il paraît d'ailleurs que l'harmonie était loin d'être parfaite entre eux et que G. Tyrrell s'abstenait devant lui de ses violences coutumières. B. Holland, dans Selected lelters, introd., p. 24-25.