‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 295 sur 451 · Voir Selected letters, p · texte numérisé non relu

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5. Ibid., p. 172. Cf. p. 174-175. Tout cela d'ailleurs allait de pair, chez lui, avec des affirmation publiques de parfaite fidélité à l'Eglise, qui se répercutaient dans ses ouvrages successifs : The mystical élément of religion (1908), Eternal life (1912). Elles sont réunies par

B. Holland, lac. cit., p. 38-41.

6. Ibid., p. 197. Aussi put-il parfois craindre, au dire de son biographe {ibid., p. 31), d'être lui-même l'objet de quelque censure ecclésiastique. « Le fait qu'il ne fut jamais ouvertement condamné constitue, écrit Miss Petre [Congrès de l'hist. du christianisme, t. m, p. 228), une de ces énigmes dont l'histoire ne nous a pas encore fourni !a réponse. »

ESSAIS d'agitation : EN ANGLETERRE 399

tournure subjectiviste et sceptique des « anciens clercs » d'outre-irronts, tels que MM. Buonaiuti, Minocchi, Murri \ Six mois auparavant, il s'affligeait de trouver chez M. Loisy le même distinctly sceptical purely immanentist current, bien qu'il voulût se persuader que ce « courant » ne le dominait pas encore tout à fait ^. Cette dernière illusion devait tomber à son tour, pour faire place à la cruelle constatation que son nialheureui ami avait « perdu... ce sens évidentièl, réaliste, métaphysique, ce sens de plus que notre pensée, de plus que tout juste ce que nous expérimentons en la religion, » et G. Tyrrell lui-même ne lui paraissait pas exempt de tout « immanentisme ^. »

Aussi en était-il arrivé à distinguer, sous le nom de modernisme catholique, deux choses « réellement différentes en substance » : l'une qui est la tendance « persistante et jamais achevée » à mettre la foi et ses valeurs permanentes en accord avec ce qui semble le meilleur de la philosophie et de la science du jour; l'autre qui désigne le mouvement très mêlé qui s'est produit dans ce sens sous le pontificat de Pie X.

De celui-ci le commencement remonte, sans nul doute, aux dernières années de Léon XIII. Mais sa fin coïncide avec la mort du P. Tyrrell et l'abandonpar Loisy du contenu positif qu'il avait défendu jusque-là. Depuis la suppression du Rinnocamento [1909], la dissolution s'est précipitée de ce qui fut la substance même du mouvement, et cela non pas seulement ni principalement sous le coup des condamnations ecclésiastiques, mais du scepticisme qui a gagné ce qui restait des organes prétendus « modernistes ».

C'est au modernisme entendu dans le premier sens qu'il aurait, pour son compte, voulu contribuer, mais « avec les correctifs que les expériences du pontificat de Pie X [lui] ont — en partie très lentement — fait apparaître comme désirables ou même nécessaires. » Il a donc le plus vif désir de ne pas passer pour avoir refusé toute adhésion intérieure à ces actes pontificaux.

Assurément cette action du pape fut, dans une large mesure,

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