Texte dans A. Houtin, p
6. Article publié dans le Giornale d'Italia, 21 juillet 1907, cité par A. Houtin, p. 169.
7. L'article est résumé ef discuté dans Civillà catlolica, 1907, t. iv, p. 329-331.
8. Doppo seite anni, dans Studi religiosi, 1907, t. aii, p. 710-745.
vouloir se séparer de l'Église « a aucun prix » ^, l'auteur promenait sa conférence dans plusieurs villes de l'Italie du Nord ^ et, au mois d'octobre suivant, quittait la soutane avec éclat pour accepter une chaire à l'université de Pise. Depuis lors, sans renoncer à la vulgarisation du rationalisme biblique, il a versé dans un humanitarisme sociahsant, où le christianisme n'est plus qu'une forme de la « religion de l'absolu » ^, en attendant de finir à son tour par le mariage*. D'autres défections se produisaient simultanément chez des ecclésiastiques de moindre importance, dont les uns passaient à la -Réfornie et les autres reprenaient la vie civile ^. Ce qui prouve tout au moins combien le modernisme d'outre-monts s'était ouvert à des éléments de médiocre aloi.
Lâché par ceux qui semblaient devoir être ses leaders, le modernisme doctrinal trouvait en Italie, par compensation, une phalange anonyme . de partisans déterminés. Dès le 28 octobre paraissait à Rome un livre rouge qui s'intitulait : Il programma dei modernisti et arborait ce sous-titré belliqueux : Risposta alV enciclica di Pio X « Pascendi doTïiinici gregis^). . . ■
Cette publication audacieuse et le naystère même qui en couvrait l'origine étaient- faits pour piquer la curiosité. Dans les milieux romains, toutes sortes de suppositions furent mises en avant, mais, paraît-il, sans résultat ^. Aujourd'hui cet anonymat n'est pas loin d'être levé. Parce que l'opuscule, portait pour toute signature six étoiles, on a parlé parfois,