Una libéra Chiesa catiolica, Florence
. ESSAIS d'agitation : EN ITALIE 413
feuilles religieuses ^, un journaliste romain, s'y trouvant difîaméi intentait à l'éditeur des poursuites judiciaires. Pour se coiivrir, celui-ci déclara qu'il avait reçu cette préface de P. Sabatier, qui en reporta la paternité sur « un ecclésiastique italien d'un ,diocèse situé au nord de Rome ^. » Le tout se termina par un arrangement à l'amiable, dont 1' « ecclésiastique romain » fit les frais sans qu'on ait jamais connu son nom, et la cause du modernisme gagna tout " au moins un surcroît de réclame à cette petite agitation.
Avec cette exubérance de vie, le modernisme italien n'avait-il pas toutes les apparences d'une force? L'autorité ecclésiastique semble, un moment, s'en être émue.
Il s'est produit malheureusement, même dans diverses parties de notre Italie, une véritable pullulation de petits journaux, de revues, de feuilles volantes et de libelles, qui, plus ou moins expressément, souvent avec une perfidie audacieuse, minent les fondements de la foi, corrompent l'enseignement de la religion, répandent et multiplient les erreurs ^.
Un observateur moins impartial écrivait encore de Rome, le 14 mars 1910 : « Même ici et dans les couvents tout vibre et bouillonne. Mgr M... (qui occupe une place très^en vue au Vatican) a déclaré ici que les deux tiers du clergé nagent dans le modernisme *. » « A de très rares exceptions près, affirmaient un peu auparavant les envoyés de la Revue ^, tout ce qui est jeune dans le clergé, dans les séminaires, dans les laïcs bien pensa'nts, est moderniste. »
Néanmoins ces manifestations diversement véhémentes faisaient, en somme, plus de bruit que d'effet. Le modernisme