‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 307 sur 451 · T. Lxxiv, 1908, p. 14. Cf. p. 10 A · texte numérisé non relu

T. Lxxiv, 1908, p. 14. Cf. p. 10 A

italien était vicié dans sa racine par cet air de «révolte populaire » qui frappait et choquait G. Tyrrell ■*•. A quoi il faut joindre le radicalisme doctrinal qui, dès la première heure, poussait les principaux de ses adeptes à rompre entièrement avec l'Eglise ^, en attendant de les conduire jusqu'aux extrémités du panthéisme et du sociaUsme ^. Tous excès, comme le reconnaît M. Schnitzer *, qui firent perdre aux modernistes « beaucoup de sympathies ».

Même l'abondance de la presse moderniste rie doit pas faire illusion. Sans doute, « cette tendance à résister à l'autorité de l'Eglise ne s'est vue qu'en Italie. » Mais, continuait dès lors le même témoin, « la plupart des revues italiennes ont été lancées par des jeunes gens, le plus souvent des étudiants... Il est douteux que la plupart fussent chrétiens et ils prétendaient régénérer le christianisme. Il n'est nuUement^douteux qu'ils étaient profondément inexperts en théologie, en philosophie, en exégèse, et ils se présentaient comme docteurs infaillibles eriT ces déhcates sciences ^. » «... Lycéens qui se donnent l'illusion de parler et d'écrire comme de vieux maîtres, appuyait l'auteur l'année suivante ^, qui ont des revues de Culture, où ils « cultivent » à l'envi la négation de toutes les doctrines de leur catéchisme et le dénigrement de la morale chrétienne. »

Aussi bien ces organes bruyants du modernisme cher

1. Lettre du 3 mai 1908, dans Autobiography and life, t. ii, p. 350. Voir de même une lettre de Fr. von Hûgel, en date du 15 septembre 1908, dans Selected letters, p. 154.

2. Du « modernisme ecclésiastique » D. 'Battaini faisait gloire aux novateurs d'être passés au « modernisme religieux », qui n'était plus qu'une sorte d'idéalisme voué au développement de la conscience humaine en dehors et au-dessus de tous les cadres confessionnels. Voir II modernismo religioso in Italia, dans Cultura moderna, 1913, p. 324-345, et 1914, p. 4-19. C'est pourquoi le groupe napolitain de G. Avolio, où l'on ne visait qu'à réformer l'Eglise, ne lui paraissait plus mériter le nom de « moderniste ». Ibid., p. 343, 13 et 15.

3. Voir J.-M. Vidal, loc. cil., t. Lvn, p. 57-58. Cf. t. Lxn, p. 466, 470- 471, 487.

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