J.-M. Vidal, loc. cit., t. Lvn, p
6. Ibid., t. Lxii, . p. 487-488. Voir également la Civiltà cattolica (1910, t. I, p. 474-475), qui raille l'ardeur combative et le savoir encyclopédique de ces giovinotti.
ESSAIS d'agitation : EN ITALIE 41j
chaient-ils en vain des lecteurs. Leur fragilité, même palliée par dé subites métamorphoses, prouve que « l'énorme masse des esprits » restait sourde à leurs appels séditieux ^. Au total, l'histoire donne raison au témoin perspicace qui écrivait dès l'époque :
Le modernisme italien sombre dans la médiocrité d'une grandiloquence creuse et d'un psittacisme scolaire. Ceux qui en font profession auraient suffi à le tuer par leur nullité même, par leur défaut de préparation et de réflexion, s'il n'avait porté en lui des germes suffisants de déliquescence ^. -
Une poignée de publicistes tapageurs avait beau s'agiter : elle n'arrivait même pas à simuler un mouvement de fond.-
1. J.-M. Vidal, loc. cit., t. lvii, p. 49. Voir l'analyse, par catégories, des sentiments du monde ecclésiastique et du monde laïque faite avec une suffisante objectivité par D. Battaini, dans Cidlura nioderna, janvier-février, 1914, p. 6-12.