Voir Th. Delmont, p
4. M. P. Frazer en entretint longuement sous ce titre le public de V American journal of iheology, avril 1909, t. xm, p. 238-259.
ESSAIS d'agitation : EN ALLEMAGNE 421
voir dans les intempérances de langage commises par ce « laïque, professeur dans une faculté laïque, » surtout s'il est vrai qu'il fût, par surcroît, «libre-penseur» ^. Des adversaires de l'Église sont d'accord pour dire que le cas était d'ordre politique et non religieux ^. Aux yeux du théologien catholique A. Gisler^, soit avant soit après l'encyclique, le D' Wahrmund ne fut jamais qu'un « pamphlétaire sans importance*. »
Dans l'ensemble, il reste donc que le libéralisme universitaire, quoi qu'il faille d'ailleurs en penser, ne prit pas, en Allemagne, les proportions d'un modernisme doctrinal. Seuls, des chroniqueurs hâtifs ou des polémistes intéressés ont pu confondre les deux mouvements.
Ainsi le problème se circonscrit aux deux groupes du Reformkatholizismus et de la Krausgesèllschaft. C'est ici, mais ici seulement, qu'on voit apparaître un véritable modernisme.
Encore faut-il d'emblée mettre hors de cause le premier groupement. Car son chef, le D"^ Joseph MûUer, avait dû, sur ces entrefaites, quitter par ordre le diocèse de Munich, à la suite d'attaques injurieuses contre la mémoire de Mgr Senestrey, évêque de Ratisbonne. Sa revue, la Renaissance, cessait en même temps de paraître à la fin de 1907, non sans en appeler à l'esprit de la jeunesse contre les forces de l'obscurantisme ^ Si ce n'était pas la soumission volontaire, c'était du naoins une capitulation forcée.
Il ne restait donc sur le champ de bataille réformiste que le Zwanzigste Jahrhundert. Les circonstances lui, fournirent précisément un brillant directeur en la personne du D'^ Th. Engert, qui venait d'être excommunié par son évêque deWurzbourg (7 janvier 1908) pour ses hardiesses sur la