Borromàus-Enzyklika und Modernismus, Francfort
son idéal dans là scolastique et la théocratie médiévales. Le « modernisme » allemand tournait de plus en plus au sectarisme antiromain ^.
Néanmoins toute cette agitation était, en réalité, sans grande conséquence : il manquait ,à ce mouvement la tête qui eût pu le rendre sérieux. K. Gebert" était mort en 1910, sans être sorti de sa retraite autrement que par quelques articles de journal et une promesse de collaboration à la Revue moderniste internationale, dont celle-ci, faute de mieux, s'empressait de faire état -. M. Th. Engert passait au protestantisme (féATier 1910.) : miédiocre recommandation pour le concours qu'il continuait d'accorder au Neue Jahrhundert. Le Dr Sickenberger achevait de perdre tout crédit en réalisant, le 26 juillet 1910, son projet de mariage depuis longtemps caressé, pour lequel il avait eu la candeur de solliciter l'autorisation du Saint-Siège^. MM. - Schnitzer et^^H. Koch n'étaient que des intellectuels isolés sans action sur la masse. Il s'en faut, du reste, qu'un seul de ces personnages fût de premier plan. Que dire alors des subalternes qui dirigeaient les campagnes du Neue Jahrhundert ?
A défaut d'une impossible statistique, l'obscurité de ses inspirateurs suffit à prouver que, malgré le patronage de la Krausgesellschaft, acquis depuis 1911, le succès de la petite feuille bavaroise né fut jamais ni bien profond ni bien étendu. Eux-mêmes devaient reconnaître que l'affaire n'avait, en somme, chez les catholiques d'Allemagne, qu' « un faible retentissement *-. » Fait brutal contre lequel la prétendue existence d'un « cryptomodernisme » ^ n'était qu'une mince consolation. On peut en croire M. Buonaiuti, quand il parle de « manifestations superficielles et sans lendemain ®. » -
1. Voir de même sa conférence Religiôser und politischer Katholizismus, adressée d'abord à la Krausgesellschaft, le 17 décembre 1910, et publiée dans Neue Jahrhundert, 1911, t. m, p. 37-41, 49-52, 61-65.
3. Voir sa lettre ouverte à l'archevêque de Munich, dans Neue Jahrhundert, 31 juillet 1910, p. 361'365, qui fut suivie d'une sentence publique d'excommunication, le 13 août. Ihid., p. 430-431.