T. II, 1910, p
. 2. Ibid., p. 290-293, 304-306.
3. Hat Jésus dos Papsttutn geslijtet? (Jésus à-i-il fondé la papauté?). Articles dans 1& style de Janus qui donnèrent bientôt après naissance à une brochure, tirée à plusieurs milliers d'exemplaires (Augsbourg, 1910), en attendant une deuxième de semblable titre et de même objet : Dos Papsttum eine Stiftung Jesu? (La papauté fondation de Jésus?) (Augsbourg, 1910), où l'auteur s'appliquait à défendre ses positions négatives contre les critiques du D"^ Fr. Tillmann, Jésus und dos Papsttum, Cologne, 1910.
4. Voir son livre Cyprian und der rômische Primat, Leipzig, 1910.
5. J. R. Slattery, dans American journal of theology, 1909, t. xiii, p. 566. Ce trait fut souligné jusqu'à l'exagération dans une série d'articles sur le « modernisme en Allemagne ')) publiés par l' Univers, à la fin de 1909,. sous la vague .signature de « Fritz », qui entrevoyait déjà une « nouvelle Réforme », analogue à celle du xvi^ siècle.
" 6. Le Neue Jahrhundert, plus en mesure de le savoir, parle seulement (24 juillet, p. 349-350) de 1.000 marks.
ESSAIS d'agitation : EN ALLEMAGNE 425
D'autres décisions importantes, continue le même rapporteur, furent aussi prises dans cette réunion, telles que la création d'un secrétariat général permanent à Munich, d'un comité de propagande moderniste sous la direction du D'^ Sickenberg — lire Sickeiiberger — et d'un comité de secours pour venir en aide aux prêtres modernistes nécessiteux. On y constate enfin avec joie les progrès immenses qui ont été accomplis dans ces derniers temps par le modernisme en Allemagne et dont l'augmentation des abonnés au Neue Jahrhundert ,(400 nouveaux abonnés en quelques mois) est une preuve manifeste ^. «^ Cet optimisme était un signe indéniable de vouloir vivre et les dispositions prises indiquaient un sens assez averti des moyens nécessaires pour cela : il fallait davantage pour constituer une force.
Un nouveau brandon de discorde allait être jeté en Allemagne par l'encyclique du pape sur saint Charles Borromée (26 mai 1910), où les protestants affectèrent de voir une insulte et dont quelques chancelleries firent mine de s'inquiéter. Les modernistes essayèrent d'en tirer parti ^.
En guise de réplique, le D^ Engert crut habile de compiler un factum en deux volumes sur « les péchés des papes au miroir de l'histoire ^, » avec cette indication en sous-titre : « Réponse des modernistes à l'encyclique borroméenne. » Longueliste établie, avec plus de passion que de critique, des usurpations et des crimes de la papauté, dont Pie X clôturait naturellement la série pour sa répression despotique du modernisme. M. Schnitzer eut aussi l'occasion d'intervenir, dans une conférence prononcée à Berlin, le 21 novembre 1910, devant les membres de la « Ligue anti-ultramontaine », et pubhée aussitôt en brochure de propagande*. Il profitait de ce document pontifical pour dénoncer une fois de plus l'esprit réactionnaire de Pie X — et d'ailleurs de l'Église tout entière, sans en excepter Léon XIII — qui lui faisait tourner le dos au monde moderne pour mettre obstinément
1. G.-G. Lapeyre, dans Revue du clergé fr., 1" janvier 1911, t. lxv, p. 28-29.
2. Voir Neue Jahrhundert, 1910, t. ii, p. 306-309, 334, 344-345.
3. Die Sûnden der Pâpste im Spiegel der Geschichte, Leipzig, 1910.