‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 322 sur 451 · Voir 10 mars 1909, p. 197 sq; 10 juin, p · texte numérisé non relu

Voir 10 mars 1909, p. 197 sq; 10 juin, p

3. La Grande Reçue en -reçut la primeur (25 août 1909, p. 625-658) ; mais, 'dès le mois suivant, il parut en anglais dans la Contemporary review (septembre 1909, J. xcvi, p. 257-283).

4. Voir A.-M. "Lépicier, De stahilitate et progressa dogmatis, Rome, 2e êdit., 1910, p. 337.

5. American journal of theology, octobre 1909, t. xm, p. 559-560. Cf. p. 564-565.

liste, si spirituel soit-il, risquaient de li'être pas entendus, or faisait, à roccasion, surgir des conseillers plus vénérables. C'est ainsi que M. Pierre Harispe comjiosait, à l'intention de la Nouvelle Revue \ un mémoire que le cardinal Mathieu aurait présenté au Saint-Siège, en 1904, sur « la condition du prêtre à notre époque. » Par la voie de ce truchement, l'auteur, exposait que le modernisme a sa cause dans la curiosité intellectuelle des prêtres et que celle-ci est, à son tour, le résultat de leur désœuvrement. En conséquence, il proposait comme remède que le clergé fût admis, invité même, à embrasser des carrières lucratives et laborieuses, comme celles de médecin, de vétérinaire ou d'avocat.

Le modernisme n'aura plus de prisedans sonesprit occupé aune science plus utile et qui élèvera son sacerdoce... Il n'aura plus le temps de critiquer et de torturer le texte de l'Evangile : il se contentera d'en extraire l'enseignement moral, d'en pratiquer la doctrine et d'en répandre la charité bienfaisante (p. 453).

Ce pastiche n'était évidemment qu'un thème ingénieux pour couvrir les conceptions personnelles du publiciste réformateur ^. Vainement M. Harispe s'efforça-t-il, dans la suite, de soutenir la fiction en faisant croire à l'authenticité du document^ : tout y suait une invraisemblance telle que personne ne pouvait s'y tromper. Il est d'autant plus curieux qu'un professionnel de la critique, comme le D'' Schnitzer, l'ait voulue retenir pour une pièce d'histoire ^ et c'est à ce titre surtout que cette médiocre facétie méritait de figurer au dossier du « pro-modernisme » français.

En Italie, il paraît que le Vatican avait pris les moyens voulus pour assurer une « bonne presse » à ses mesures contre le modernisme ^. De fait, « l'encyclique trouva des approbateurs convaincus et des apologistes véhéments in partibus

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