‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 335 sur 451 · Modernism, Londres · texte numérisé non relu

Modernism, Londres

4. Voir T. W. Rolleston, dans Hibbert Journal, 1908-1909, t. vu, p. 690-693.

5. Il renouvelait la même assurance dans le Protestant du 14 novembre 1908, cité par A. Houtin,. p. 118.

mort. La crise actuelle ne tuera pas l'Eglise; elle la transformeta. » (P. 52.) Il ne s'agit que d'attendre l'inévitable évolution. « Sachons être patients. » (P. 90.) En effet, « le modernisme est déjà actuellement vainqueur (p. 105)... Le modernisme est aussi sûr de l'avenir que la sève qui monte dans l'arbre, et toutes les forces lancées contre lui seront aussi inefficaces que le serait une armée envoyée contre le printemps. » (P. 106.)

En particulier, les mesures de rigueur prises par le Saint- Siège ne font que rendre ce triomphe plus certain. « Avec un pape opportuniste et habile comme Léon XIII, s'écrie l'auteur en une synthèse historique d'un admirable raccourci (p. 117), le modernisme... aurait eu ses cardinaux. Avec Pie X il aura ses martyrs. Vive Pie X. »

Dans une longue préface, l'auteur célébrait les dernières productions de M. Loisy et signalait au monde, d'après le Journal des Débats du 24 février, Y « influence de l'illustre exégète sur la jeunesse studieuse » (p. xxii). Il regrettçiit seulement chez lui « les impatiences » qui « interrompent la sérénité ou plutôt la sécurité et la foi de ces pages. » Allusion bénigne au ton amer et corrosif qui distingue les Quelques lettres aussi bien que les Simples réflexions. « Dieu est patient parce qu'il est éternel, lui oppose l'évangélique pasteur (p. xxx-xxxi). Le moderniste doit l'être, parce qu'il se sent un moment et comme un membre de cette éternité, et non un moment passif et inerte, mais un moment et un membre, qui, à force de bonne volonté, réalise en un sens cette éternité •^. »

La France ne pouvait être longtemps privée de ces réconfortantes homélies. Dès le mois de mars de l'année suivante, la Revue bleue en publiait la préface à titre d'avantgoût 2. Le texte entier ne tardait pas à suivre ^, précédé d'un petit avant-propos, daté de Noël 1908, où, se tournant vers les blessés de la grande lutte, P. Sabatier exprimait

1. Sans crainte de compromettre Fr. von Hûgel, qu'il sacrait « évêque des modernistes x, le « pape du modernisme » croyait devoir dire à haute voix ( p. xlix-l) « la vénération, la joie, l'ardente affection avec laquelle tous les modernistes d'Europe et d'Amérique regardent vers lui. »

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