Congrès d'hist. du christianisme, t. m, p
Cette solidarité tendit d'abord à s'établir autour des feuilles qui continuaient ou entreprenaient la défense de la cause. La question ne se posait pas pour la France, où il n'y .eut pas un seul instant de modernisnie public, et pas davantage pour l'Allemagne, dont la fermentation se' produisait en vase clos. Mais l'Italie parut propre à .offrir un terrain de concentration. Dès la fin de 1907, G. Tyrrell était en relations assidues avec les opposants d'outre-monts ', Non content de sympathiser à leurs efforts, il s'imposait de collaborer au Rinnocamento,'hien que ses « principes poétiques » lui parussent plus forts que ses « convictions niorales ^. » Fr. von Hiigel en faisait autant et ne se consolait pas de voir disparaître la vaillante revue, qu'il avait suivie ^e loin avec une sorte de paternelle fierté^. Ses sympathies •et ses subsides se reportèrent ensuite sur la Cultura contemporanea^, succédané de Nova et vetera, qui, pendant sa courte existence, avait obtenu le concours le plus actif de G. TyrreU ^.
Des traducteurs zélés s'empressaient en même temps de faire connaître, chacun dans leur langue, les œuvres les plus caractéristiques, anciennes ou récentes, de la littérature moderniste. En France, la maison Ém. Nourry, qui arborait maintenant l'enseigne pompeuse de « libraire critique », éditait successivement, outre les productions indigènes. Le programme des modernistes [italiens] (1908); puis les dernières œuvres de G. Tyrrell : Lettre à un professeur d'anthropologie (1908) ; Suis-je catholique? Examen de conscience d'un moderniste (1908), traduction au titre plus français de Medisevalisïïi, accompagnée de ce sous-titre : « Réponse au mandement quadragésimal de Son Éminence le cardinal Mercier ; » De Charybde à Scylla. Ancienne et nouvelle théologie (1920) ; Le christianisme à la croisée des chemins (1911) ^.
1. Fragments de ses lettres dans Buonaiuti, p. 111-112, 142-143.