No du -20 tnars 1908, p
6. Et non point son a élève », comme l'écrit A. Houtin, p. 399.
Les réordinations (1907) l'avait classé au rang des maîtres en liïStoire des dogmes. Comme il ne suivait pas avec une moindre attention le mouvement de la théologie contemporaine, l'idée lui' était venue d'appliquer à l'œuvre de « G. Herzog » cet instrument de précision qu'est l'analyse des sources, . ,
De son travail il résultait que l'écrivain pseudonyme n'était qu'un plagiaire, qui empruntait à un ouvrage considéré comme classique, YHistoire de la théologie positive de M. Turmel, sa méthode, ses références, fautes y comprises, plusieurs de ses traductions et jusqu'aux partictdarités de son style. Un minutieux ensemble de comparaisons faisait éclater à tous les yeux. la dépendance. De telle sorte qu'on aboutissait à cette troublante conclusion que tout le dossier littéraire utilisé par le pseudo-Herzog contre le dogme mariai était pris dans l'œu^rre d'un prêtre catholique,, sans que celui-ci ait eu l'air de s'en apercevoir ou éprouvé jusqu'alors le besoin de protester.
Le bruit de cette première révélation n'était pas encore calmé qu'il en survenait une seconde. Dès le mois suivant, M. Saltet lançait un nouvel article, intitulé : Guillaume Herzog et Antoine Dupin, deux pseudonymes d'un même plagiaire \ Suivant la même implacable inéthode, après avoir encore ajouté quelques exemples pour compléter les emprunts- de « G. Herzog »,' l'auteur découvrait les mêmes procédés chez «- A. Dupin », sauf que celui-ci avait pris pour source les articles donnés par M. Turmel à la New York reciew sur les Pères • Apologistes. Or ces travaux paraissaient en Amérique d'octobre-novembre 1905 à avrilmai 1906, tandis qu' « A. Dupin », qui imprimait son premier en mai-juin 1906, était en mesure de les utiliser dès le second, paru en juillet-août. Par un singulier phénomène d' « harmonie préétabhe », ce mêriie article d' « A. Dupin » pouvait encore s'inspirer de l'étude que M. Turmel publiait, dans la revue américaine, sur le dogme de la Trinité chez saint Augustin exactement à la même date (juillet-août 1906). Enfin la comparaison respective des deux plagiaires accusait visiblement leur identité.