‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 372 sur 451 · N» du 1er juin, p · texte numérisé non relu

N» du 1er juin, p

6. Voir n° du 1" juin, t. vi, p. 371. Texte immédiatement repris dans Revue du clergé fr., 15 jmn, p. 759,

Mais M. Saltet, bien entendu, s'opposait à cet étouffement prématuré et publiait ^ une rectification sévère à l'adresse de la Revue pratique d^ apologétique, où l'on s'empressait de rouvrir la question ^. De toutes parts, en effet, les arbitres seins préventions se montraient d'accord pour estimer que la lumière était loin d'être faite, et que de redoutables points d'interrogation continuaient à se poser. « M. Saltet a apporté des preuves, constatait VAmi du clergé^, des preuves écrasantes : M. Turmel "n'en a pas dit un mot. » Une semblable attitude était observée par les revues catholiques les plus sérieuses*, voire même par une feuille protestante, telle que Y Independent de New- York. Avec un franc-parler tout américain, celle-ci concluait : « Il est à peine douteux que Herz'og et Dupin ne soient un seul individu identique à Turmel lui-même ^. » Et ce qui était dit là tout haut, combien le pensaient tout bas ?

Pour clôturer son œuvre, M. Saltet ne, tardait pas à réunir en volume toutes les pièces du dossier^, en y ajoutant quelques chapitres complémentaires pour établir qu'il s'agissait bien, entre M. Turmel et ses plagiaires, de dépendances et non de simples « coïncidences », que ces dépendances étaient d'ordre doctrinal et non pas seulement « technique », qu'elles atteignaient le style et les références en même temps que les idées, et dépister enfin un troisième pseudonyme du même personnage, « Denys Lenain », qui avait donné antérieurement trois articles de patrologie à

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