Voir Schnitzer, p
allemande, la conscience allemande '-. » Le modernisme ne servait plus ici que de prétexte à un déchaînement de nationalisme religieux^.
Tout ce tapage, plus ou moins factice, n'empêcha pas le motu proprio de sortir son effet et le serment d'être prêté, soit en Allemagne, soit dans les autres pays, avec un ensemble peut-être inattendu. A Paris et ailleurs, quelques évêques «rurent bon d'organiser pour la première fois des cérémonies collectives, où furent conviés, par tranches plus ou moins im.portantes, les prêtres de la ville épiscopale. Partout le clergé catholique se prêta de bon cœur, ou se soumit avec «ourage à l'acte officiel de loyalisme qui lui était demandé.
Minime fut le nombre des exceptions. « Lorsque les délais prescrits par le pape furent expirés, on releva pour toute l'Église une quarantaine d'abstentions : à peine deux douzaines en Allemagne, six ou sept unités en ItaHe, en France cinq ou six, en Autriche- Hongrie quatre ou cinq, aux États- Unis et en Angleterre deux ou trois ^. » « C'est la Bavière qui fournit le plus fort contingent d'apostats... Trois ont surtout attiré l'attention » : savoir le. D"" J. Heldwein, aumônier de la cour, qui passait ostensiblement au « vieux-catholicisme », et les deux frères Franz et Constantin Wieland, dont le premier jouissait d'une certaine notoriété scientifique, pour ses travaux sur la primitive histoire du sacrifice de la messe. De tous on a pu dire que « le serment n'a^ été pour eux qu'une occasion de quitter honorablement l'ÉgHse*. ».
En certains endroits, en assure qu'il y aurait eu des accom-