‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 43 sur 451 · Les modernistes, p · texte numérisé non relu

Les modernistes, p

4. Neue Jahrhundert, 1910, t. n, p. 566. Ce qui n'avait pas empêché auteur de représenter le (t'modernisme allemand » au « Congrès international du christianisme libre et du progrès religieux », tenu à Berlin en août de ]a même année.

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une réaction très vive se produisit un peu partout du côté des novateurs, dont plusieurs poussèrent la bravade jusqu'à reprendre précisément à leur compte le nom que leur infligeait le document pontifical, Alors même que ce geste s'accompagnât de quelques réserves, il n'en constituait pas moins une sorte d'acquiescement.

Dès le 28 octobre 1907, un groupe romain opposait à l'encyclique II programma dei modernisit ^. Au cours de 1908, on vit sortir des mêmes milieux les Lettere di un prête modernista. En Allemagne, presque toute l'année 1909, le Neue Jahrhundert s'afficha bravement avec ce sous-titre en caractères gras : Organe des modernistes allemands. Pour n'être pas en reste avec l'ancien monde, en 1910, les États-Unis voyaient, à leur tour, paraître des Letters to His Holiness Plus X by a modernist. La même année., le parti commençait la publication de la Revue modernisle internationale, et l'un de ses rédacteurs y traçait avec lyrisme leur mission — savoir « la tâche de donner au monde non plus l'irréligion, mais la Religion de l'avenir » — à l'élite de « ces apôtres qui veulent avec raison conserver cette appellation de Modernistes consacrée jadis, dans une inten tion injurieuse, par l'encyclique Pascendi ^. » Depuis, on a vu surgir des «modernistes anglicans»^. Et n'est-ce pas hier encore que M. Buonaiuti* faisait savoir qu'il reste plus que jamais attaché à l'idéal du «modernisme catholique»?

Ainsi, bon gré, mal gré, l'adhésion des « modernistes » eux-mêmes finissait-elle, par se joindre au jugement de la suprême autorité ecclésiastique pour donner à la crise doctrinale qui ouvrit le xx^ siècle son titré définitif.

1. (( Nous déclarons une fois pour toutes, observaient-ils, que c'est uniquement pour nous faire comprendre du public que nous adoptons ce mot consacré par l'encyclique. » Le programme des modernistes, trad. fr., p. 5.

2. B. Nicollier, La reconsiruclion moderniste, dans Revue modernisle internationale, t. ni, 1912, p. 5.

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