I. Mallh., VI, 33. Cf. Reg
« La Règle de saint Benoît est, de nos jours, observée par de nombreuses Congrégations d'Allemagne, de Bavière, de Souabe, de Cluny, de Saint-Maur en France, de Saint-Vanne, en Lorraine, de Saint-Gall, dans les cantons suisses. Leur régularité et leur amour de l'étude attirent sur elles les regards et l'aflection de tout l'univers catholique et en particulier de la Cour romaine, où arrivent chaque jour leurs très savants ouvrages sur la théologie dogmatique et la discipline régulière, sans parler des é»uitions très correctes qu'ils donnent constamment, des œuvres des saints Pères, soit grecs, soit latins. Je suis ici le témoin de tout cela, et je vois la grande estime que font de ces Congrégations les papes, les cardinaux, les évèques, les princes et les savants.
« Sans aucun doute. Dieu se reconnaît servi par ces monastères et ces Congrégations; aussi leur accorde- t-il, outre les biens éternels auxquels ils aspirent, tout ce qu'il leur faut pour vivre, pour tenir avec une grande dignité le rang qui leur convient, et pour célébrer avec éclat la louange divine. INous savons, au contraire^ qu'il y a dans tous les royaumes beaucoup de monastères gênés, pauvres, grevés de dettes, et n'ayant pas un nombre de religieux sulïisant. C'est l'abandon de l'observance et des études qui les a peu à peu détruites, comme le remarquait de son temps l'abbé ïrithème. Aussi Dieu les a-t-il justement dépouillés des ressources et des rentes dont ils jouissaient. Une observation attentive permet de constater cette vérité dans les maisons de notre Congrégation espagnole. Toutes celles où fleurit l'observance sont pourvues du nécessaire, tandis que nous voyons déchoir celles où l'on néglige la discipline et les études sacrées i. »