‹ Le moine bénédictin [microform]Chapitre 27 sur 82 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

In qiio clamamiis abba, Pater- ; il cherche de toutes les forces de son àme une connaissance et une imitation plus parfaites de Jésus, Fils éternel du Père, par qui il est lui-même l'enfant du bon Dieu.

La nature donne à tout homme le droit de se choisir une épouse, pour devenir avec elle chef d'une famille et se créer une postérité. La grâce respecte ce droit, elle le consacre même, en élevant à la dignité de sacrement l'union de l'homme et de la femme. IMais le mariage impose des devoirs gênants pour un cœur désireux d'appartenir à Dieu sans réserve. L'homme marié est contraint de partager son âme ; il aime le Seigneur, et il doit se dépenser pour son épouse et ses enfants.

Le moine aime trop son Père céleste ; il ne peut accepter cette division. Il est, et il veut rester son enfant, le membre de sa famille, dans toute la force du terme. Il renonce ainsi à l'ambition légitime de se constituer une famille à lui, il consacre par vœux son

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