‹ Le moine bénédictin [microform]Chapitre 44 sur 82 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

dans la création naturelle et dans le monde de la grâce. Sept lois le jour et une fois la nuit, elle lui dit son adoration et sa reconnaissance, et concentre ses chants autour de Jésus, hostie de louange immolée pour nous sur l'autel. Sept fois le jour et une fois la nuit, elle pleure les péchés de ses enfants et expose leurs besoins à la divine miséricorde ; et ses larmes et ses supplications se mêlent encore au sacrifiée de l'Agneau.

L'isolement ne saurait convenir à cette prière. L'Eglise, en effet, est une société. Sa prière doit donc être une prière sociale et remplir les conditions de solennité extérieure requises pour un acte de cette nature. Pour cela, elle réunit les chrétiens, ses enfants, à des heures oflîcielles, dans des lieux consacrés. Tous ensemble, ils prêtent leurs lèvres et leurs cœurs aux chants que l'Esprit Saint fait jaillir du cœur de leur mère.

Un premier acte liturgique, le baptême, a

semé la vie divine dans leurs âmes et leurs

" corps. La liturgie, l'ofïîcc divin, est le princi-

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