‹ Le moine bénédictin [microform]Chapitre 81 sur 82 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

gCvSse de l'Eglise, et, quand, à cause de l'airaiblisscmcnt général des corps qui a suivi l'alTaiblissemcnt de la toi, sa condescendance maternelle s'exerce si largement envers nous, ne nous plaignons pas qu'elle veuille bien ouvrir à un plus grand nombre de faibles les portes de la vie parfaite i. »

Les observances monastiques qui tendeul à mortitier la chair, sont la privation de sommeil, le jeiinc, l'abstinence et des peines imposées au corps. Exposons brièvement leur praii(pie dans les monastères français.

Debout avant quatre heures, en loulc saison, pour vaquer à la louange divine, le moine quitte l'église vers neuf heures du soir et va prendre son repos. Sa couche est simple et pauvre ; il peut encore, avec Fagrément de son abbé, la réduire au strict nécessaire.

Aux jeûnes de précepte, qu'observe tout bon chrélien. il ajoute certaines vigiles, tous

i. M l*ie, Eloire liinobre de i). GuéruuLM'r.

les vendredis depuis l'Exaltation de la sainte Croix jusqu'au Carême et les mercredis de l'Avent. Celui qui jouit d'une santé rolniste peut jeûner plus souvent, s'il y est autorisé.

Le moine fait abstinence durant l'Avent et le Carême, tous les mercredis, vendredis et samedis de l'année, les lundis à partir du ([uatorze septembre. Il y ajoute les vigiles de plusieurs fêtes. En un mot, il fait maigre les deux tiers de l'année. Le régime alimentaire, tel qu'il est lixé par les Constitutions, est supportable pour une santé ordinaire. Parfois même des natures délicates réussissent, moyennant quelques précautions, à porter rensemble de l'observance.

Dom Guéranger a accordé à ses enfants une heure de récréation après chaque repas. Elle se prend en silence le mercredi des Cendres et les Vendredis de Carême. Dans les autres temps, un abandon fraternel et une franche gaieté régnent parmi les moines dans ces heures de délassement. En dehors

de l'Avent et du Carême, ils ont une promonade par semaine. Ils sont astreints au silence le reste de la journée. Cependant il leur est permis de parler cinq minutes, s'il y a utilité ou charité à le faire. De Compiles à Prime du lendemain, le silence est plus rigoureux et ne peut être violé sans nécessité. Chaque religieux peut pratiquer les œuvres diverses de pénitence et de mortification, dans la mesure que lui permettent sa santé et la discrétion de son abbé.

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