‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 33 sur 64 · Monodiar, III · texte numérisé non relu

Monodiar, III

meilleur chapitre de son récit sur la commune de Laon.

Lorsque Guibert nous raconte les événements dont il n'a pas été témoin, il faut qu'il ait recours à des tiers qui aient assisté à ces événements ou à des livres déjà écrits sur le sujet qu il traite. Ainsi, dans son histoire de la première croisade, il mettra à contribution non seulement les récits de cette expédition, qu'il trouve dans les Gesta, dans Foucher de Chartres, mais encore ceux des croisés qu'il connaît, et qui, de retour de Palestine, lui ont rapporté de vive voix ce qu'ils avaient vu en Orient des guerres des chrétiens*. Ici encore la haute situation qu'il occupait dans le clergé lui permettait d'être mieux renseigné qu'un autre, et il s'en fait gloire. Il a plus de confiance en ses témoins qu'en tous ceux qui, avant lui, ont écrit cette histoire. « Suivant les rapports que m'en ont faits ceux qui ont vécu

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