Profacc
dans ces contrées... », dit-il à chaque instant, et les renseignements fournis par ces témoins oculaires lui permettent d'ajouter des chapitres entiers, et surtout une foule de détails vivants, au texte original de l'Anonyme *. Grâce à eux, il n'a pas besoin, pour écrire une histoire vraie, d'être allé lui-même en Orient : « Je n'ai appris ce que je raconte, dit-il, que d'hommes dont le témoignage est parfaitement conforme à la vérité. Si l'on me reproche de n'avoir pas vu par moi-même, on ne saura, du moins, me reprocher de n'avoir pas entendu-...; les historiens écrivent non seulement ce qu'ils peuvent voir, mais encore ce qu'ils apprennent par les relations d'autrui ». « Esprit toujours avide de nouveautés, » il utilisera toutes les sources qu'il aura à sa portée, afin de créer une œuvre qui remplace véritablement tout ce qui existait jusque-là.
1. Pour sVii midiT complo, il suffit do se rapporter à l'artirlc (le M. Tiiurot {Revue liislorimie, 187C).