‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 47 sur 64 · Gesta, V · texte numérisé non relu

Gesta, V

pénélranlcs qu'il a portées dans ses Gesla ou dans ses Monodiae, l'originalité de son esprit et la justesse de son jugement. Il avait compris, en lisant les historiens anciens, la difîérence politique et sociale qui séparait la France féodale, livrée à l'anarchie et à toutes les violences d'une noblesse encore barbare*, de la civilisation apportée au monde occidental par la « paix romaine ». Cet esprit modéré, ennemi du trouble, avait été frappé des grandes choses accomplies par ces nations policées, auxquelles l'organisation impériale avait apporté le calme et la prospérité, et il déclare « qu'on peut justement vanter chez les Anciens un bonheur fondé sur la modération, une activité dirigée par la sagesse^ ». Cette simple phrase nous permet de voir que Guibert se rendait parfaitement compte, non pas seulement, comme ses contemporains, des actions d'éclat dans lesquelles ont brillé les

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