‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 48 sur 64 · Gesla, I, i · texte numérisé non relu

Gesla, I, i

284 l'œuvre de guibert.

Anciens, mais du caractère même de ces civilisations disparues. Il fait preuve du même discernement lorsqu'il juge les différents peuples de l'antiquité; par un mot, il donne la note juste, le trait saillant : « Nous admirons, dit-il, l'orgueil des Chaldéens, la véhémence des Grecs, la vanité du peuple juif, la souillure des Egyptiens, la mobilité excessive des peuples de l'Asie; enfin, nous considérons les premières institutions des Romains comme ayant servi utilement les intérêts généraux de l'État et favorisé l'agrandissement de sa puissance * ». Et si l'on blâme les peuples modernes pour leur barbarie, si l'on « exalte les siècles passés et les vertus des Anciens », Guibert nous rappellera qu'il faut mettre les choses au point et que les hauts faits des modernes (dans l'espèce il entend « la croisade ») sont d'autant plus remarquables qu'ils sont exécutés « par des hommes plus gros-

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