AUTRICHE
Le 25 juillet, des bruits d'abdication eircidcn". de nouveau.
L'archiduc Jean a quitté Vienne le 31 à sept heures du soir ; av;int son départ il avait fait publier une proclamation dans laquelle il dis:iit que bien que devenu vicaire; de l'empire, il n'oubliera jamais dans ses actes qu'il est né prince autrichien. Le ministère de l'empire est formé de la manière suivauie :
Le prince de Linatige, ministre des affaires étrangères ; Merissen, sous-secrélaire d'Etat ; AaBcckerath, ministre des finances ; Muthij, sous-secrétaire d'Etat ; Diickwiiz , ministre du commerce; de Schinerling, ministre de l'intérieur ; Ba*eer/«(/n/J,soiis->e«'éiaire d'Eiai ; Ai'Bencker, minisiic de la guerre; Hecksclier, minisire de la justice.
Le 6 a ùi , l'einijerenr est attendu à Vienne avec la plus vive impatience; s'il ii'ariive pas avant demain, le peuple est tellement irrité qu'il veut prononcer la déchéance de sa dynaaie.
L'empereur d'Autriche est entré le 12 à Vieui;e.
Il y a eu force vivais, et beaucoup de discours.
Des recherches vont être faites par le ministère concei nanl l'emploi des fonds de la chancellerie, que M. de Aleiternich est accusé d'avoir employés à acheter pour son piopre compte le domaine de Piossen, en Bohème.
Une assemblée constituante doit s'assembler à Milan, avec plein pouvoir de fixer la forme du gouvernement futur avec ou sans l'Autriche.
L'empereur a reconnu, lors de la réception du corps diplomatique, l'envoyé de la République Irançaite
ITALIE ET PIÉMOJNT.
Le 25, la lutte continue entre les Italiens et les Au:richiens.
Les hauteurs de Rivoli ont été attaquées avec vigueur, les Piémontais et les Savoisicns ont été braves, dignes, résolus. Mais les brigades de Pignerolles et de Savoie ont beaucoup souffei t. Le major Mollard, fait prisonnier, serait parvenu à s'échappei" cl aurait fait des prodiges de valeur.
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L'annexion des villes libres de Menion el Roqiipbrmie, an royninn' de la llaiih- Iialie, vienl d'être volée publiquement et à ruiianimité.
Privée de vivres, l'ariiiée ilnlienne a dû coniinuer sa reiraiie en-deçà du Pô.
Le 27, le quartier général se portail sur Crémone.
Charles-Albert se pré|)are à reprendre l'offensive, investi, cette lois, du pouvoir extraordinaire.
Le cabinet est ainsi coiDpfTsé :
Casati, président du conseil des ntioistrcs, sans poriefruilles ; Pareto, allaires étrangères; Plesza , intérieur; JS'eiici , finances; Cullffgno, guerre ; G/f/o, giàee et justice; ^«//azi, insiruciioii publique; Uiirnii, industrie et conimerie ; Palleoccapa, travaux publies; Mojf'u de Lizio, sans porleleuilli-, î'itciuip.
Le Nulioiinl Savoifiirii annoni o que M. de Ricci, frère du niinisii'e des lin:inces, est parti en hâte pour solliciler t'iiiti iveiilion.
Voilà ce que dit la Guzelte d'/Iugibourr/ du 30 :
« Nous recevons d'Insprnck un nouveau bulletin (lu leld-ni:iréilialKa1eizUi,en date du 28 juillet. L'olïicier qui l'a apporté de Véiotie ajoute que le fcid-iiiaréclial baron Weldeii a prisCiéiHOne d'assaul L'ennemi a quilié en toute liàie Pcscbiera, et a iraversé, en fuyant le lacGurda. L'empereur avait envoyé au fekl-inaiéehal comte Radeizki l'ordre de Marie-Thérèse. »
La gazette oflicielle, du i"aoi'ii, annonce que les Autrichiens s'étaient partes sur Ci émone ; l'armée iialienne les avait repousses.
Il est faux que Peschiera ait (-té évacué.
Le duc de Litta, membre du gouvernement provisoire d(! la Lombardie, est parti pour la Suisse, d'où il doit ramener cinq mille voloniaires, équipés à ses frais.
Milau a capitulé. C'est le dimanche 6, à midi, que les Autrichiens ont pris possession de la ville.
Les nouvelles de Turin, du 9, sont : (|u'il parait que le ministère se prononce unanimcuicnl pour la coniiniiaiion de la guerre, Giobcrti se montre un des plus ardents à demander que la liiile continue avec l'appui de la France.
Un courrier, arrivé le 9 au soir au quartier-général à Turin, apporte la nouvelle officielle qu'un armistice de six semaine > a été conclu entre les deux armées.
Par tine prodamatioii, en date de Vignaiio, 10 -Miûi, 'e roi Chaile8-.\lbi'rt rend coiipte à SCS peuples des errons qu'il a faits pour l'indépendance de l'Italie.
Le roi n déclaré (|u'il avait demandé l'intPivrntiou fiançaise; niais que l'Angl •terre paraissait peu ili-posée à consentir à celte mesure.
Le nouveau cabinet piémontais n'est pas encore formé.
Venise a remis, le 7, toute lauiorilé aux mains des conimis'^aires royaux, en vertu de la loi de r(''uniou.
Il paiaii que c'est sur le conseil de lord A!)eicromby que le roi s'est porté sur Mil:iu, dans la conviclioa que i'.\nglelerre obiicndrait pour lui la libre possession de la Lonjbardie jusqu'au Miucio.
Mais le roi et ses fils se sont fraiichemeul d(''voués à la cause de l'indi-penilance ita- Ireiiiie; leur liiyauté est hors de doutecomme leur courage.
Venise montre un noble exemple : elle siiii que par fortune de guerre, elle est réduite, p'iidaiit qu;.ianie-ciuq jours, à ses piopres foriies, et refuse d'entrer eu arr.m.gemcut avec l'Auli-iclie: vaiuci-e ou mourir, dii-clie. Puisse le destin favoriser une si noble résolution !
Les villes de Bciganio, Bresc'a < l Lecca appariieunent toujours à rinsurrectio».
Riescia a été faiblement aiiaipu-e par les Âuli'ichieus avant la capiiulaiioa de Milan.
Le JS(iliimal gnvoixinn annoui'e que KulTiiii a dîi évacuer Brescia, faute d'artillerie pour défendre les hauteiirs qui dominent !a ville.
Plaisance a été évai'uéc en vertu d'une convention qui placo les habiiants sous la protei tion du gouvernement d'Autiitrhe.
La Gazette de Milun du 17, annonce que Crémone, Lodi , Bri scia et Côiue se soiil rendues sans résistance aux Autrichiens. Peschiera ue s'est soumise qu'après un bombardement terrible.
Le loi, laissant au prince de Savoie- Carignau le soin du gouvernement intérieur, se livre tout entier à la réorganisalion de l'armée.
VOpiiiioiie dit que la dépulation pontificale a conclu à Rovigo, avec le général Welden , une convention portant les clauses suivantes :
• L'armée autrichienne évacuera immédiatement les légations, elle conservera néanmoins la citadelle de Ferrare , et