‹ Le MoisChapitre 61 sur 75 · SI · texte numérisé non relu

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quelques corps auliicliieiis slationneroiil 'sur la rive droite du Pô, jusqu'à ce que l'ordre soit conipléietiieut rélabli dans les Elals romains. Le pape renonce à prendre pail à une giieire qusicouque de l'Italie contre l'Auiriclie. •

Celte dernière clause sulïirait pour faire douter des autres, si l'on ne savait que Welden a été dé-avoué par son gouvernement.

3fous pensons que le roi n'autorisera pas une enquête sur la conduite des généraux ; du reste l'opinion publique a déjà Ibrcé les coupables à se rendre justice.

Le général di Salasco a prévenu une destitution par sa retraite volontaire, et le roi a écarté de son quartier-général les généraux Ferr( rc et Soiniiu-liiva. Le général liriclielaiio est mis à la retraite.

On ét:rit de Veïiise qu'Osupo, sonuné pouK la cinquième fuis de se rendre, a répuudu qu'il ne recevait u'ordres que de V'enisc, et qu'un combat s'en est suivi dans le(|iiel les Autrichiens ont eu trois officiers bkssés.

ÉTRA^GF.R

Du 1" au 30 teptetnbre.

Italie et /dutriche.

Le Hitorgimetito de Turin annnoncc quele uiinisièie sicilien a donné sa démission et il publie les noms des membres du nouveau cabinet. Ceux-ci ont déclaré qu'ils n'entreraient dans aucun arrangement avec une dynastie parjure et abhoriée, et les clianibres ont déclaré iraître à sou pays le ptir.ce de Petralla q li a accompagné le con.te Lu(lol|)li, agent du roi de iXapies près des cabinets de Londres et de Paris.

Le pèie Guerrazzi, auteur di s iroubUs qui ont eu lieu à Livourne, e.^t arrivé à Bologne où le peuple l'a porté en iriniplie.

Charles-Albert se prépare a reprendre les ai mes ; les ordres les pins sévères ont clé donnés concernant la diicipliue des troupes.

La députation sicilienne a éié présentée '.au roi, à S. A. l\. le duc de Gènes. Ou l'a 'retenue à dîner. Le président de la députation a été honori! du cordon de Saint- Maurice et de Saint-Lazare.

Les Livournais ont nommé une députalion chargée de présenter au grand-duc leurs voeux pour la coniinuaiion sans iclùche de la guerre d'indépendance.

jRome.

La guerre dynastique avec Charles- Albert est terminée , mais la guerre nationale va reprendre. Ou s'é onne de voir les ministres de Pie IX oian juer de force cl d'énergie.

L'Autriche considère la soumission de la Lombaidie comme un fait accompli et sur lequel il n'y a plus à revenir. Elle se pose à Milan comme si tout était terminé.

Un ordre de Kadeiy.ki nomme gouverneur militaire de Milan le maréchal de VV^impfeii en remplacement de Schwartzeinberg.

Depuis quelques jours une espèfe de lypluis règne parmi les troupes autricliienues à Plaisance, 1,500 soldats sont malades, il eu mcuri beaucoup.

Les .\utrichiens ont fait beaucoup de fortincaiions autour de Plaisance. Il a été publié plusieurs proclamations au nom de l'ex-duc. Le peuple les a mises en pièces.

Les victoires d'Italie coiîient cher 4 l'Autriche, car un rapport de Radetzki aa ministre de la guerre porte la perle des Autrichiens, du 2.3 juillet au U août, à U ofliciers supérieurs , 103 ofliciers, 2,598 soldats et 73 chevaux.

Ce qui surtout doit l'attrister, c'est le déplorable éiat de ses finances, car , d'api es les compt(?s exacts, le déficit s'élève à i4,-'il8,()82 florins; la moindre guerre mettrait à néant, eu quelques semaines, le crédit d'un Etat si obéré.

A Rome, le parti réactionnaire devient arrogant; l'espiii public esl généralement bon, mais indi-posé contre les mesures prises jusqu'à ce jour. On ne serait pas étonné de se réveiller sous un gouvernement provisoire, parce qu'on n'a plus coufi;iiice en Pie IX, (|ui s'appuie d'un côlé sur la lie du peuple, et de l'autre sur les jésuites qui répandent l'or à pleines mains.

La ville de Messine présente un aspect formidable en ajipai ence, les Siciliens sont dcicidésà mourir tons jusqu'au dernier, tant est grande leur haine contre les troupes napolitaines. Des renforts sont arrivés de Païenne, mais ils sont iusuflisants.

On a arrèiii un moine qui voulait sortir de Venise, ou a trouvé dans sa ceinture les dessins des plans des loris, accompagnés

dénotes détuillées sur la défense do la ville, l'espril des iroiipes et la surveillance exercée sur les points les plus facilement attaquables.

Messine a été emportée le 8 sepien:bre, après ime lutte rie cinq JDurs. Sept mille hîibiiauis, la plupart femmes ou enfants, ont trouvé un refuge sous la protection du pavillon français.

A Vienne, l'orage augmente. Le 12 sieptembie, toute la ville est alarmée ; on prévoit qu'il y aura di's barricades, li; peuple gronde et se plaint de ce qu'il n'y a pas d'argent pour lui, tan iis (|u'on eu trouve pour Aadetzki et Jellacliicli.

Il paraît qu'on prend fait et cause pour la Hongrie, depuis que l'empereur a éciit une lettre à Jellachich pour le réintégrer dans ses titres el honneurs de ban de Croatie.

Ou croit que Jellachich veut rétablir le despotisme.

Tous les Viennois se coiffent de,bonneis hongrois, el leurs femu.es portent des bouquets verts, blancs et rouges.

Les slaves dominent de plus en plus dans la diète.

Ch.irles-Alberl est parti de Turin le 19, on pense que l'exi ursisn qu'il a faite en Savoie, a eu pour but de voir le géaér.d Oudinot, commandant provisoire en chef de l'armée des Alpes.

Venise esi défendue par 20,000 hommes, mille canons el une escadre de sepl bâtiments, l'enircticn de ces forces déplace une somme de trois millions par mois, et les revenus de la ville ne vont pas au-delà de 200,000 livres. Jusqu'ici l'on a fait face à celle dépense par des emprunts forcés, mais à la fin de seplenibre, I s ressources seront épuisées. Une députation est partie pour cliei cher dis secours en Italie et douiier en échange de rargeui des coupons d'emprunt de dix milllous garanti par la Loinbardie el la Vénétie.

Prusse, Polocjtte, Russie et Allemagne.

Le 22 août à Viirsovie, quatre garçons tailleurs reconnus coupables d'avoir au mois de mars, cherché à soulever le peuple et d'avoir dans ce but fait connai'^sance avec des soldats pbui- les faire entrer dans leurs vues, ont été piivés de leurs droits politiques; l'im deux sera deux fois passé par les verges et les trois autres une seule

fois. Tou< les quatre seront ensuite transportés en Sibérie.

A son passage à Dusseldorf, le roi de Prusse a été couvert d'insultes. La dicie ellc-ntémeaélé froide; pour le roi el a semblé réserver ses respects pour le vicaire de l'empire.

On écrit d'Archangel (Russie) que le choléra commence à diminuer ; le 12, il n'y avail eu que 22 cas el 11 décès.

A Varsovie, le choléra vient d'acquérir une Irès-giande intensité ; dans toute la longue lue de Zakrotschmyet, qui avoisinc la citadelle de notre capitale, il n'y a pas ime seule maison oii le choléra n'ait frappé plusieurs personnes.

A Berlin, Beckeraih ne peut réussir à former un ministère, surtout le ministre de la guerre est dilTicile à trouver.

Le choléra gagne de jour en jour en force et en vitalité. Deux cents personnes sont atteintes tous les jours : les deux tiers succombent.

Le choléra a éclaté à Liiblin (Pologne), à G HZ el à Keddichow, villes du district de IL ttiii.

Les paysans silésiens sont en pleine révolte ; le gouvernement prussien envoie des troupes.

Il devait être question des bca us-arts el de la littérature.

Nous avons beau faire, uous ne pouvons jamais nous ménager assez d'espace pour donnera la question litiéraire la place et l'importance qu'elle devrait avoir dans notre journal. Les événements politiques se pressent tant les uns sur les autres, qu'ils débordent notre formai. iVos lecti urs nous pardonneront de saciificr aux intérêts urgents du momeut el aux grandes nouvelles politiques la chose dont nous aurions peut-être le plus de plaisir à rendre Compte. Espérons que nous pourrons prendre prochainement no're revanche.'

l'AKlS.-TYPOGRAPIllE DE E. ET V. PENAL'D FRÈRES, W, BUK 1)0 F.\«BOVllC-M0."«TMARTnK.

]«• I «. — 30 IVovcmbre 1949.

PAR AN

ffr.

LE MOIS"ï:

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