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FIN DE LA PREMIÈRE SÉRIE

Aujp Abonnés du journa^ le Hais.

Au niomenl d'enirer dans une nouvelle année qui promet d'éH'câHSsi riche en événements exiraordinaires que celle qui va finir, nous croyons ^voir dire à nos lecteurs comineni nous entendons reconnaître l'accueil flatteur qu'ils oui bleu voulu faire à notre publication.

Merci, d'abord, à nos vingt mille abonnés. Leur adhésion si spontanée a prouvé péremptoirement que nous avons pensé juste, quand nous avons ci u que le 31ois devait répondre à un besoin de noire temps.

Bien loin de nous laisser aller aux douceurs d'un succès si soudain, nous comprenons que ce succès nous impose des devoirs nouveaux. Il siinuih; notre zèle au liiu de 1 éteindre. Les espérances d'un public de cent raille lecteurs au moins ne doivent pas être trompées ; elles soutiennent l'écrivain, dont le devoir est de les satisfaire et, si c'est possible, de les surpasser.

Nous avons entrepris une œuvre populaire, utile avant tout et sérieuse. Nous avons voulu faire pénétrer, avec un journal à la portée des bourses les plus modestes, dans l'atelier et dans la chaumière, où le temps est si précieux, un récit simple, honnête, impartial, instructif et exact des grands événements contemporains, également éloigné de l'aridité du fuit-Paris et de toute prétention au grand siyle historique. Aujourd'hui, nous voulons faire plus encore. Nous allons écrire l'histoire du temps, mais nous

l'écrirons complète Penchés sur le monde, nous écouterons d'abord les grands

retentissetnenis, nous redirons les catastrophes soudaines et les fortunes subites, nous entendrons le bruit des peuples qui s'éveillent et des vieilles soi'iités qui se transforment. L'œil ouvert sur Paris, dont pas un tressaillement ne nous échappera, nous eu redirons la physionomie journalière, les joies et les tristesses, les fêtes et les deuils. Nous irons du club au théâtre, de la place publique à l'Assemblée nationale, partoni où le peuple respire, s'agite, rit ou pleure. Nous dirons, après les grands faits politiques, les découvertes, les inventions, les morts des houmies illustres, les giands crimes, les grands scandales, les grands succès de la chaire, de la scène, du barreau, de la tribune uationale. De Paris, notre œil se reportera sur l'Europe, dont le tableau mouvant mérite, à l'heure qu'il est, d'être esquissé à chacun de ses aspects nouveaux, et pas nu fait de quelque importance ne s'y produira sans qu'il soit raentiouué dans notre recueil. — Nous serons les sténographes de l'univers.

Notre journal paraîtra désormais très-régulièrement, du 1" au 5 de chaque mois. .Vu temps où nous vivons, les événements vont vile ; nous irons aussi vile que les événements.

Sans diminuer notre caractère, par le seul accroissomeni dos lignes et des pages, nous ferons entrer dans chacun de nos numéros un tiers de plus de matière que dans ceux de notre première série. De celle manière, nous disposerons toujours d'un espace sullisani pour y faire entrer l'histoire complète du mois.

Nous n'avons plus, d'ailleurs, à revenir sur le passé comme au début de notre première série. Noire atteniion n'est plus distraite par le récit des événements de la veille ; nous sommes tout au présent.

A partir du premier numéro de notre deuxième série, qui paraîtra du 2 au 5 janvi r, le Mois sera inqirinié en caractères neufs.

Toute personne prenant un abonnement à noire deuxième séiie, recevra une belle couverture splendidement imprimée pour la collection de la première série, avec une table des matières.

Nos abonnés peuveril donc se convaincre que nous ne reculerons devant aucun sacrifice, afin que notre œuvre puisse figurer honorablement dans leur bibliothèque, sous le rapport liiléraire et sous le rapport matériel.

Afin qu'ils n'éprouvent pas de retard dans l'envoi du journal, nous prions nos aboimés de faire [larvenir immédiatement, franco, lors de la réc^^piion du 12'' numéro, un mandai de U fr. sur la |)usie, à I ordre de M. Uiîigmeu, 171, l'ue Moutinarlrc.

IV OHM le réilétons, plu» «le fetnr«S ; «lu 3 nii â «le clin(|i(e mois, à purtu* «le jatiiler, uolre Joiai-ual »er« mis à In |i>«>s»e. i^

l'ARIS.— TYl'0(iU,\rillK UK E. ET V. PENAU

10, nui! Ul' r.Vl'BCCBG-lIOHTHAdlItS'

DC A2MÔ année 1

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