‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 13 sur 89 · DUS · texte numérisé non relu

DUS

is dans la nécessité la plus stricte

XIVe JOUR. De l’obéissance à la loi de Dieu.

I. Lé Seigneur, en nous créant pour sa gloire, a résolu qu’elle serait la récompense de notre vie, à la condition de la conformer aux exemples et aux enseignements que Jésus-Christ nous a laissés. Or, ces exemples et ces enseignements ne sont autres que la pratique des commandements que Dieu nous a imposés et que nous sommes obligés d'observer. Telle est la règle d’après laquelle nous devons juger si nos actes sont vertueux et s'ils sont dignes de récompense ou de châtiment.

Les commandements sont antérieurs à la venue de Jésus-Christ, et Jésus-Christ n’a fait que les expliquer et les perfectionner. De quelque manière qu'on les envisage, ces commandements ne sont pas d’une exécution difficile; et notre salut dépendant de leur accomplissement, nous

de nous y soumettre. Mais quand ils seraient aussi difficile qu'ils le sont peu, car ils ne sont nullement impossibles, malgré même notre profonde misère, nous devrions néanmoins nous y attacher avec tout le zèle possible, parce que c’est Dieu, notre souverain Maitre, qui nous les a imposés. C’est lui qui a donné des lois imprescriptibles à toutes les créatures, au soleil, à la lune, à la terre, aux animaux, à la mer, aux esprits célestes; et toutes lui obéissent, sans qu'aucune d'elles s’en soit écartée d’un seul point dans le cours des siècles. Si donc il a donné des lois à tout l’univers dont il est le Maitre, s’il l’a fait pour établir l’ordra en toutes chose; si de cet ordre doit résulter l'harmonie entre toutes les parties de la création; pouvait-il laisser sans loi l’homme qui, bien que supérieur à toutes les créatures, doit cependant vivre soumis à son Créateur ? Non sans doute, car cela répugnerait à la souveraine majesté de Dieu, autant qu'à sa sagesse et à sa justice.

L'homme est donc obligé de s’y soumettre

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comme toutes les autres créatures, avec cette différence que pour ces dernières, l’obéissance n’est d'aucun mérite, tandis que l’homme étant doué d’un libre arbitre, sa soumission est volontaire, spontanée, et toute obligatoire qu’elle est, elle n’en est pas moins méritoire devant Dieu.

II. Mais si nous devons obéir à Dieu, parce qu'il est notre Maître suprême, nous le devons aussi, parce qu'il est notre bienfaiteur. Ainsi la reconnaissance est un nouveau motif qui nous oblige à lui obéir.

‘Quel est donc le législateur qui, étant ie maitre de toutes choses, ai fait autant de bien à ses sujets que notre bon Dieu?

Personne, certainement. Et de plus, de quel prix ne sont point ses bienfaits ? Dieu ne nous a pas accordé des biens périssables, et de peu de valeur ou d’une valeur limitée, mais des biens d’un prix immense, d’un ordre supérieur, d’une vertu et d’une efficacité telle que nous pouvons par leur moyen acquérir la félicité éternelle ; il suffit de jeter un regard sur la nature pour voir combien Dieu nous a prodigué ses bienfaits;

il suffit de contempler un instant notre Jésus expirant sur la croix pour notre amour. Après s'être acquis des mérites infinis par sa passion et son sacrifice, «ne nous a-t-il pas laissé le trésor de ses mérites et de ses grâces, afin de nous faciliter l’accomplissement de la loi divine ?

Mais si un Dieu a tant fait pour nous, nous, de notre côté ne ferons-nous rien pour lui? Il s’est montré tout plein de sollicitude pour notre bien, et nous, nous serons toujours si froids et si tièdes pour lui témoigner de la gratitude? Et que nous demande-t-il enfin pour preuve de. notre amour et de notre gratitude? Sontce des choses extraordinaires? Est-ce le sacrifice de notre vie? Rien de tout cela.

Il nous demande simplement d’obéir à ses commandements ; il se borne à nous prescrire l’observation de sa loi. Ah! facile comme elle l’est, tandis que nous sommes si puissamment aidés par sa grâce, Jésus a bien eu raison de dire que son joug est doux et que son fardeau est léger. Il a eu raison de dire : Prenez mon joug sur vos

épaules et vous trouverez le repos de vos âmes. A

Non, Ô bon Jésus, nous ne balançons plus; nous voulons vous obéir, heureux que vous vous contentiez de si peu de

‘ chose.

III. L’obéissance de sainte Anne à la loi du Seigneur était parfaite et exemplaire, parce qu’elle avait une vive reconnaissance pour les bienfaits de son Dieu, bienfaits qu'elle avait continuellement devant lés yeux et qu'elle méditait tous les jours. Son époux rivalisait avec elle en fait d’obéissance pour cette loi sainte ; ils s’excitaient mutuellement à l’observer ; famille fortunée qui devrait être le modèle des familles chrétiennes, c’est-à-dire de ces familles où l’on veut voir fleurir la crainte de Dieu, la pratique des vertus solides et la paix du Seigneur; de ces familles qui obéissent non-seulement aux commandements de Dieu, mais encore à ceux de l'Église. L'’Église,-en effet, commande toujours au nom de Dieu, au nom de Jésus son époux divin et immaculé, en

mate

PF

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