‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 12 sur 89 · LE PE TT · texte numérisé non relu

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lité dès son berceau et sa naissance, dès les plus tendres années de sa vie. Aussi est-ce avec raison qu'il a pu nous dire:

Apprenez de moi que je suis humble, et par conséquent doux de cœur. Voilà pourquoi il s’est montré si plein de résignation parmi toutes les contradictions et les persécutions qu’il a eu à souffrir de la part de ses ennemis. Il fut le modèle de la pureté et de l'innocence; sa vie a exhalé lé parfum du lis; s’il a aimé spécialement saint Jean, ce fut à cause de sa modestie et de sa virginité. Quels exemples d'’obéissance à ses parents, de soumission à la volonté de son Père céleste, ne nous a-t-il pas donnés dans tout le cours de sa vie et dans chacune de ses actions? Lorsque, dans le jardin de Gethsémani, il suppliait son Père d’éloigner de lui le calice si amer de sa passion, ne demande-t-il pas en même temps que la volonté de son Père s’accomplisse, et non la sienne? Et pourquoi? parce qu'il nous aimait, nous qu’il considérait comme ses proches et ses frères, et qu’il se considérait lui-même

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comme l’aîné dela grande famille humaine.

Douce était sa parole, mais plus doux et puissant était son exemple. Il savait quelle est l'efficacité de l’exemple sur l’esprit humain ; de là vient qu’il s’appliqua à nous inculquer et à nous faciliter, surtout par ce moyen, la pratique des vertus qu’il nous avait enseignées.

III. Toutes ces vertus, tous ces enseignements étaient marqués, indiqués, esquissés dans les prophéties, ainsi que dans la vie des saintes femmes de l’Ancien Testament ; et sainte Anne mettait son étude à les retracer dans sa personne.

Mais ce qui attendrissait surtout son cœur, c’est quand elle y lisait les souffrances futures du Messie, quand elle voyait par avance cette mort qu'il devait souffrir, cette passion dans laquelle il serait l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. Déjà Jésus avait disposé le cœur de sa sainte aïeule ; il l’avait orné et comblé des vertus qu'il devait enseigner dans son évangile ; Mais la modestie de sainte Anne et la retraite dans laquelle

HREIZIÈME JO.

elle vivait, dérobèrent aux yeux des hommes la connaissance de son éminente sainteté. Sous l’opprobre auquel la condamnait sa stérilité, elle voilait ses vertus et les grâces dont elle était enrichie; vivre inconnue, c'était là tout son bonheur.

Que dirons-nous de tant de vertus unies à tant de modestie? Voudrions-nous être vertueux à ce prix? Aimerions-nous d’être méconnus ? Si pourtant ces sentiments ne sont pas les nôtres, comment nous prétendre imitateurs de Jésus-Christ ? et si nous ne sommes pas ses imitateurs, si nous ne travaillons pas à devenir son image et sa ressemblance, comment pouvons-nous espérer d’être prédestinés à sa gloire ?

Pensons-y sérieusement, et prenons de promptes résolutions, avant qu'il soit trop'‘tard et par conséquent inutile d’en prendre.

PrarTiQue. — Neuf Ave Maria. — Faire un acte de renoncement à notre volonté.

— Sainte Anne, intercédez pour nous.

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