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côté ce qui nous est possible, c’est-à-dire user de circonspection et de prudence, ne pas donner occasion aux tentations, en un mot être vigilants. Voilà qui est tout autre chose que äe chercher la tentation, que de s’exposer témérairement aux occasions dangereuses, d'arrêter notre pensée, sur des objets séduisants, de badiner, de ne pas craindre le péril, d'aimer des choses qui tant de fois nous ont été funestes.
Hélas ! combien de fois nous avons nousmêmes provoqué les tentations ! Combien de fois, par suite de cette témérité, elles nous ont été fatales, parce que ce n'était pas le Seigneur qui nous les envoyait, et qu’ainsi nous avons été privés de sa grâce si nécessaire pour fortifier notre volonté, pour soutenir et diriger notre courage !
Cette vigilance qui nous est si nécessaire, embrasse donc la fuite des occasions ; ne nous flons pas à nous-mêmes. Parfois nous croirons être forts, être capables de résister à telle occasion, et bien que nous ayons sous les yeux tant d’exemples de chutes déplerables, nous nous flatterons nous-
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mêmes de la pensée que nous serons plus heureux. Funéste erreur ! ils étaient plus vertueux que nous et ils sont tombés; nous qui sommes plus faibles qu'eux, cotnment sérons-nous plus fermes? Et puis, lé Saint-Esprit n’a-t-il pas dit que celui qui âime le danger y périra ?
En un môt, il faut fuir les occasions, et veiller afin de ne pas noùs laisser surprendre désarmés et imprévoyants.
Jésus-Christ disait à ses disciples de veiller; ils n'ont pas veilté, ét qu'est-il advenu ?
L'ennémi Survint qui mit la main sur l'innocent et le juste, et pour eux ils l’abandonnèrent lâchement et prirent la fuite.
1f. Le second moyen pour vaincre les tentations, c’ést la prière ; et c’est là le moyen principal, parce que si d’une part la vigilance nous porte à nous défier dp nous-mêmes, et qu’elle est elle-même une conséquence de la défiance de nous-mêmes, elle nous sert à éviter des tentations qui peuvent être volontairés ; mais quant aux tentations que Dieu permet, afin de pou-
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voir nous en défendre, il ne suffit pas de veiller, il faut surtout prier.
Oh ! oui, la prière est un grand moyen pour’obtenir tous les secours dont nous avons besoin dans ces moments critiques.
Nos ennemis sont forts, l'exemple du monde a trop d’empire sur nous, le démon est trop astucieux pour ne pas étudier la manière de nous vaincre plus sûrement; nos inclinations mauvaises ne nous portent que trop à prêter l’oreille aux suggestions de ces deux formidables ennemis; notre volonté d’ailleurs est trop faible, notre vertu trop timide ; et de là le besoin extrême que nous avons de recourir au Seigneur, d’implorer cette prudence, cette vigueur, ce courage, cette persévérance qui nous sont si nécessaires pour nous mettre à même de déjouer les ruses et les pièges de nos ennemis.
Voilà précisément ce que le Seigner désire que nous fassions : recourir à lui
. dans nos tentations. Il nous secobrra promptement, il nous donnera de la force
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