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infiltrera dans le cœur de son enfan l’amour de la vertu, et le façonnera à la pratique de la religion, tout en lui inspirant l'horreur du mal. |
3° Les mères ne doivent pas seulement des soins corporels à leurs enfants, elles doivent encore veiller à conserver en eux le don précieux de l'innocence; pour cela, il est nécessaire qu'elles éloignent dé leurs regards et de leurs oreilles tout ce qui pourrait y porter la moindre atteinte ; elles doivent également veiller à ce qu'ils ne fréquentent jamais des enfants ou d’autres personnes qui pourraient leur donner de mauvais exemples.
PRIÈRE
Si j'avais le bonheur, 6 mon Dieu, de vous aimer de tout mon cœur, il me serait facile de porter mes enfants à vous aimer; mais je sens que je n'ai pas pour vous cet amour ardent ; c’est pour l’obtenir que je vous adresse aujourd'hui ma prière. Accordez-moi aussi la prudence et la sagesse nécessaires pour détourner de mes enfants tout ce qui pourrait les porter à vous offenser ; je sais que c’est par l’imprudence des mères que les jeunes enfants perdent
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EN L'HONNEUR DE STE. ANNE. 201 souvent leur innocence ; ne permettez pas, Ô mon Dieu, que je me rende jamais coupable de ce malheur; je vous demande cette grâce par l’intercession de sainte Anne, qui, après l’auguste Marie, à été la plus heureuse ét’la plus parfaite des mères.
Ainsi soit-il.
Prières pour la Neuvaine.. Voir à la fin
des exercices.
Sainte Anne présente Marie au Temple.
Sainte Anne, conformément à la promesse qu'elle en avait faite à Dieu, et pour correspondre au désir de sa sainte fille, conduisit Marie au Temple, lorsque celleci eut atteint l’âge de trois ans accomplis, et l’introduisit dans le lieu où de jeunes filles d'Israël étaient élevées, et où elles demeuraient jusqu’à l’époque de leur mariage. Ce fut pour sainte Anne un bien douloureux sacrifice que de vivre séparée de son enfant; Marie, en effet, était parvenue à cet âge où les enfants ont acquis cette grâce qui les rend si aimables et si chers à leurs parents; sa présence ré-
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pandait la joie et le bonheur dans la maison paternelle; d’ailleurs elle était si belle, si gracieuse et si intelligente, que tous ceux qui la voyaient en étaient ravis d’admiration et enviaient le bonheur de St. Joachim
et de sainte Anne, qui tous les jours pou-
vaient jouir des charmes de sa douce présence. En outre, elle se rendait encore plus chère à ses parents par sa docilité, l'égalité de son humeur, et par sa tendre et constante piété. Après Jésus, jamais enfant n’a réuni dans sa personne autant de dons de la nature et de la grâce que Marie. 1 L Dès lors on comprend combien dut être grand le sacrifice de sainte Anne lorsqu'elle se sépara de son aimable enfant; mais, en femme forte et fidèle à Dieu, elle n’hésita pas un seul instant de remplir la promesse qu’elle lui avait faite de la lui consacrer dès qu’elle pourrait se passer de ses pre-
.miers soins. Dieu avait inspiré cette gé-
néreuse résolution à sainte Anne, perce qu'il voulait que celle qui était destinée à devenir la Mère de son divin Fils, füt
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élevée près de son sanctuaire et dans une parfaite retraite. Il convenait, en effet, que l’auguste Marie se préparât à cette sublime dignité de Mère de Dieu par la prière, le recueillement et la pratique de toutes les vertus, et qu’elle fut placée loin des agitations et des regards du monde.
Sainte Anne, quoique sensible à la privation de sa fille bien-aimée, était cependant consolée par la pensée que, dans le Temple du Seigneur, Marie était encore mieux pour sa very que dans sa propre maison ; elle savait d'ailleur que la vie, sur cette terre, est remplie de sacrifices, et que les sacrifices que l’on fait pour Dieu ont toujours leur récompense.
RÉFLEXIONS
Dieu a placé dans le cœur des mères un grand amour pour leurs enfants, afin de les aider à leur donner tous les soins que leur âge réclame; mais leur tendresse ne doit pas être aveugle, car eile leur serait funeste. Pour éviter ce défaut, voici quelques-uns des principaux movens qu’elles ont à prendre, ni
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DS PA ES MN He M Se à
lo, Elles doivent n'accorder, à leurs
enfants que Ce qui est raisonnable et juste ; si elles cèdent à leurs caprices, et ferment les yeux sur leurs défauts, si elles leur laissent toute liberté, elles préparent à leurs enfants un bien triste avenir et, à elles-mêmes, des larmes bien amères.
20. Lorsque leurs enfants sont capables de recevoir l'instruction, elles ne peuvent les confier qu’à des personnes qui leur présentent toutes les garanties que la réligion seule peut donner; ‘elles doivent même choisir les maisons d’éducation où leurs enfants trouveront le plus de moyens pour devenir vertueux; et c’est un de leurs devoirs alors de seconder les instituteurs de leurs enfants dans la mission difficile qu’ils ont à remplir à leur égard.
30. Les mêres doivent principalement veiller à ce que leurs enfants assistent aux offices de l’Église, se confessent, et remplissent, en un mot, tous leurs devoirs de chrétiens, dès qu’ils sont en âge de le faire ; lorsque, par la douceur, elles ne peuvent réussir, elles doiveut user de leur autorité,