‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 7 sur 89 · III. Voilà le secret qui encourageait · texte numérisé non relu

III. Voilà le secret qui encourageait

‘sainte Anne à supporter patiemment les

malheurs qui pesaient sur sa nation. Elle espérait dans le Messie futur ; elle l’attendait avec une foi inébranlable, elle l’attendait avec une certitude qui était plus que

| de l'espérance; et cela parce qu’ellé s’ap-

puyait sur la bonté de son Dieu, parce qu’elle se confiait dans ses promesses

| divines tant de fois répétées et d’autant

plus souvent que les malheurs du peuple hébreu étaient plus grands. Dieu châtiait

L ce peuple à cause de son idôlâtrié et de.

son endurcissement, sans cependant lui ôter les promesses de salut et de miséri-

| corde qu'il lui avait faites.* Par là, la jus-

tice divine exerçait ses droits, mais la

bonté de Dieu prédominait toujours, afin

que le peuple d'adoption ne déchüût jamais à

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de cette espérance qui était son unique soutien et la seule consolation qui lui restait.

A ces pensées, sainte Anne se consalait aussi, et elle soupirait vers son Dieu, en s’écriant: Quand est-ce que les cieux s’ouvriront, que les nuées feront pleuvoir le juste? Quand est-ce que la terre s’ouvrira pour enfanter son Sauveur ? Le Seigneur ne tardera pas; allons au devant de lui. C'est ainsi que priait sainte Anne, sachant que le Seigneur lui-même vien.

drait un jour sauver tous ceux qui lui étaient chers. La gloire du ciel était attachée à l’avénement du Messie, et voilà pourquoi les justes soupiraient si ardemment après sa venue.

À l'exemple de sainte Anne, soupirons aussi après le ciel et disons: Cette terre est un exil, ma patrie est là-haut.

PRATIQUE. — Neuf Ave Maria, — Faisons une visité au Saint-Sacrement, et

‘pensons que de même que nous nous trou-

vons maintenant présents à Jésus dans son Sacrement adorable, de même un jour

, Son unique tion qui lui

ne se COnSQrs son Dieu, rue les cieux ront pleuvoir la terre s’ouveur ? Le Seiau devant de sainte Anne,

i-même vien- |

ceux qui lui jel était attassie, et voilà nt si ardem-

ne, sSoupirons s: Cette terre aut. :

aria, — Faisacrement, et s nous trouésus dans son ème un jour

nous verrons ce même Jésus Rédempteur, face à face dans le ciel, — Sainte Anne, intercédez pour nous.

Ville JOUR.

Les tribulations de la vie.

I. Le Seigneur nous comble à chaque instant de tant de bienfaits que nous devrions nous occuper sans cesse à remercier son infinie bonté. D'autre part néanmoins, ilne nous épargne pas les tribulations; et de même que nous sommes très-sensibles aux maux et que nous oublions &isémert les bienfaits, ainsi som-

| mes-nous bien souvent tentés de taxer

d’injustice la main de Dieu qui nous afilige. Il n’en est Cependant point ainsi. Jetons un regard sur nous-mêmes, et nous serons pleinement convaincus que le Seigneur n’a que trop de motifs pour permettre que nous soyons soumis aux tribulations.

Nous sommes du nombre des justes ou du nombre des pécheurs. Si nous sommes

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pécheurs, n'est-il pas souverainemont juste que Dieu nous châtie? Et qui peut dire:

je r’ai jamais offensé mon Dieu ; je n’ai jemais abusé de ses grâces; je me suis toujours montré reconnaissant pour ses bienfaits; je l’aitoujours aimé par-dessus toutes choses; j'ai toujours été fidèle à tous ses commandements? Est-ce donc une injustice, si Dieu nous punit ? Quelque grandes que soient nos tribulations, au fond, jamais il n’y aura de proportion entre la gravité de l’offense faite à la majesté infinie de Dieu, et l’espèce de châtiment qu’il nous inflige.

Ah ! convenons donc que si Dieu voulait nous punir selon nos mérites, il devrait nous envoyer des ehâtiments bien autrements rigoureux qe ces tribulations légères, lesquelles, après tout, sont passagères, puisqu'elles se bornent à la vie présente, et précieuses, puisque par elles nous satisfaisons à la divine Justice pour cette peine éternelle que nous devrions endurer dans l’autre vie et. qu’elle a daigné nous pardonner. |

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