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Dieu ; je n'ai ; je me suis nt pour ses lé par-dessus été fldèle à Est-ce donc nit ? Quelque Julations, au e proportion é faite à la , l'espèce de
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IL. Mais fussions-nous justes, avant tout prenons bien garde à ce que dit l’apôtre:
Que celui-là est dans l'erreur qui s’imagine être sans péché. Mais onfir, supposons ce cas qu’une personne n’oût péché, ni contre Dieu, ni contre le prochain, ni contre soimême. Supposons que nous ayons la sainteté de Jean-Baptisto et de la très-sainte Vierge elle-mème; malgré cela le Scigneur ne voudra pas laisser notre vertu et notre sainteté sans épreuves, A voudra la faire
‘ briller aux veux du monde, et nous don-
ner l’occasion d'acquérir de plus grands mérites pour le ciel. Personne armi ses :
à élus n’a été exempt de ces épreuves. M
semble même que plus les saints ont été chers à Dieu, plus ils ont eu de tribulations à souffrir, selon cette parole: Je chste
| ceux que j'aime.
Les saints patriarches dont l’Ecriture raconte la vie avec détail, ont eu tous
D leur période d'épreuves et de tribulations. | La très-sainte Vierge elle-même, combien
n’a-t-elle pas eu de peines en cette vie? Il y a plus, Jésus-Christ a bu jusqu’à la lie
ce calice d'amertume. Et nous aurions la présomption do vouloir vivre affranchis de cette loi de la Providonce? Ah! certes, il y aurait déjà trop d’orguci: dans une telle prétention, pour qu’on püt nous regarder commo des gens vertueux ct parfaits. On pourrait supposer que nous voudrions trouver ici-bas une demeure permanente, mais en ce cas, qui pourrait dire quo nous aimons Dieu sincèrement par-dessus toutes choses ot que nous aspirons au bonheur de le posséder ? :
‘III. Sainte Anne fut aussi éprouvée elle-
même par la tribulation, et comme s’il À
n'eût pas suffi qu’elle partageât les aflictions communes à son peuple, elle eût encore à supporter l’opprobre de la stérilité; elle dût renoncer à l'espérance de pouvoir être la mêre du Sauveur; elle eut la douleur et la confusion de se voir expulséo du temple, et d'en voir aussi expulser son époux; elle eut le chagrin de devoir lutter avec le besoin et la misère.
Voilà des douleurs dont l’histoire ne fait pour ainsi dire pas mention, mais dont
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il est facile de se faire une idée, pour peu que l’on étudie la vie de notre héroïne.
Voilà de quoi nous obliger à incliner la têto devant les conseils de Dieu; car enfin
. h'’a-t-il pas destiné sainte Anne à être la
mère de Marie, et par conséquent à être la racine de cette arbre majestueux qui devait couvrir toute la terre de son ombre? Comment donc a-t-il permis qu’elle fût si affigée et si humiliée? Le Seigneur l’a voulu ainsi, précisément pour la rendre digne de cette grâce par la patience, et pour la préparer à ses hautes destinées par la voie des afflictions.
Méditons ces vérités, et disons, nous aussi, au milieu de nos peines: Seigneur, que votre volonté soit faite.
PRATIQUE. — Neuf Ave Maria. — Si vous
D avezun petit crucifix, portez-le aujourd'hui
sur vous, si déjà vous n’en avez pas l’habitude, et de temps en temps pressez-le contre votre cœur, en disant : Mon Jésus, je veux tout souffrir pour vous. — Sainte Anne, intercédez pour nous,
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‘IXe JOUR.
Le chrétien au milieu des tribulations.
1. Si les tribulations nous sont envoyées de Dieu en punition de nos fautes et pour servir d'épreuves à notre vertu, quelle doit être la conduite d’un chrétien qui s’y trouve exposé? Avant tout, il doit s'y soumettre avec humilité, sachant qu’elles viennent. de la main de Dieu; ensuite faire des actes de foi et d’humilité, en reconnaissant quel est ce Diou qui punit. Il punit, parce qu’il est juste, et parce qu’il voit dans nos âmes des taches à effacer, et des affections terrestres incompatibles avec l'attente de la gloire céleste, avec le désir que le Seigneur a de posséder exclusivement l'amour des créatures qu'il a faites uniquement pour lui.
Ah! si nous avions une foi vive, certainement l’idée de la justice divine ne sortirait jamais de notre esprit, et cette
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| foi vive, cer- |
pensée trancherait sur nos lèvres tous ces murmures que nous lançons bien souvent .
contre Dieu dans nos moments d'afflictions. Oui, notre orgueil s’abaisserait devant celui qui nous frappe; car, s’il récompense les bons, il doit, en vertu du même principe, punir les méchants. Cotte punition d’ailleurs ne tend pas à leur perte, mais à leur conversion., Quelque grande et amère que soit la tribulation, olle a simplement l’amertume de la médecine qui répugne beaucoup au palais, mais qui doit procurer la santé au malade. Oui, avec un peu plus de foi, nous serions plus humbles dans la tribulation,
| et le Seigneur, lors même qu'il nous châtie,
nous paraitrait toujours ce tendre Père qu'il est en réalité et qui nous punit seulement pour notre bien. ‘