MARIE VIENT AU SECOURS DE CEUX QUI L'INVOQUENT
Monslra te esse malrcm.
■' ■ ! . . . .Montrez que vous êtes noire niôre,
• '11, ' AvK Maris Stella.
Malheureux enfants d'une mère infortunée, coupables de sa faute et condamnés à la même j)eine, nous errons dans cette vallée de larmes, exilés de notre patrie, accablés sous le joug pesant des afflictions d'esprit et des maux de l'âme et du corps ; mais heureux celui qui, au milieu de ces misères déplorables, tourne souvent les yeux vers le refuge des malheureux et la consolatrice du monde, vers Marie, la véritable mère de tous les vivants ! ^larie est notre mère, ce titre seul nous dit de suite toute l'affection qu'elle nous porte, la volonté qu'elle a constamment de nous aider, de nous soulager, de nous délivrer de nos misères tant corporelles que spirituelles. La multitude et l'énormité de nos péchés porteraient-elles le découragement dans notre cœur pour nous éloigner d'elle ? Uappelons-nous alors qu'elle est notre mère, et de suite la confiance renaîtra en nous. La mère n'a-t-elle pas d'autant plus de compassion pour ces enfants, qu'elle les voit plus malheureux ? La lèpre recouvrant un enfant de toutes parts inspira- t-elle jamais une mère de s'éloigner de lui, de lui refuser son secours ? Oh ! si la lèpre du péché a mouillé notre âme, allons nous jeter avec confiance dans les bras de notre mère, elle lavera nos plaies de l'eau de sa commisération et nous en obtiendra la guérison. Pour nous gagner davantage à son affection et nous attacher au service de son divin Fils, elle ne refusera pas non plus de nous obtenir des faveurs temporelles, comme des témoins sans nombre l'attestent de toutes parts. Il n'est presque pas de jour qui ne soit signalé par quelque prodige de la part de Marie, en faveur de ses enfants. Citons entre mille le fait suivant :
M KIUSON MIRACILELSE DE DLI.K. SÉGl'IN A LA T, HOTTE DK LQL'nDES.
On sait que depuis rapparitioii dt.' la, Vierge Immaculée clans la grotte de Lourdes à Bernadette Soubirous en 1858, les miracles n'ont cessé de se multiplier dans ce lieu que Marie H. bien voulu honorer de sa présence. Il a été donné à trois . • i;'es Canadiens, d'être les témoins de l'un de ces miracles ' .il mars dernier. Les Révérends MM. O'Donnell, curé de ^' ''-inis, Blanchard, curé de Ste. Angèle et Ouellette, du c "ge de St. Hyacinthe, étaient donc à Lourdes le ■•?.■» mars
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1871), lorsqu'on y aiiporla dans un l'anlouil, uiio Dllo. Sôgiiin <lo Bordeaux, àgéo do iii ans, qui depuis 10 ans soulfrait d'uno maladie de la moello épinière. Sa maladie (mi ôlail rendue à nu tel point qu'elle no pouvait plus faire un pas, gardait constamment lo lit, et no pouvait presque phis parler. M. Blanchard revenait do dire sa messe, il voit cett»; jeune l'enuno, à l'air mourant, do couleur cadavérique, tju'on porte dans l'euclos de la piscine réservé au\ remnu>s, sans tro}) y l'aire attention. Un instant après, il entend des exclamations, des (M'is confus, de iv'racle, (juéric. Puis il voit s'ouvrir la porto, et la malade ciui en sort marchant facilenuuit, et répétant presque hors d'elle-même : Je suis guérie, je marche, je parle ; puis elle pleure, elle rit, elle ne saitconnnent assez remercier la Ste. Vierge. Quelques instants après, M. Ouelletc se rendait aussi auprès d'elle pour l'interroger. Après avoir donné les détails de sa maladie, elle ajouta : — .J'avais une ferme confiance que la Ste. Vierge me guérirait. Quand on m'a prise pour me ]torter à l'église ce matin, j'ai embrassé la sœur de Bernadette <-hez 'qui je loge, et je lui ai dit que je reviendrais seule, i'ortée près de la piscine, je me lavai d'abord la gorge, en plongeant ma main dans l'eau. Mais voyant que le mal dont je soutirais ù cette partie ne disparaissait pas, je dis à mes compagnes : jetez-moi dans le bain, c'est ainsi que je serai guérie. On 'm'y plongea, et aussitôt en eilet, je mè sentis guérie ; je m'écriai : je suis (jucrie^jc suis (jucric ! .le vivrais mille ans, s'écrie M. Ouellette dans le transport de sa joie, que je n'oublierais point les heureux événements doiit j'ai été ici le témoin.
Pratique. — Rien n'ébranlera jamais ma coidiance en Marie, et je l'invoquerai en toute circonstance.
piuîntE.
() Marie, m'écrierai-je avec St. Bernard, souvenez-vous, Ueine très clémente, ([ù'il n'a jamais été dit, depuis que lo monde existe, que nul homme ait recouru en vain à votre protection, et permettez-moi d'espérer que je ne serai pas le premier qui, vous ayant invoquée, ait été a))andonné de vous. Ainsi soit-il.
Chapelet de l'Immaculée Conception. Litanies etc.
LOUnOES.
nnaculée 1858, les ne Marie lé à trois miracles curé de lelfe, du ■?5 mars
MàRIE DÉFEND CEUX QUI L'INVOQUENT DANS LES