MAIUE EST NOTRE ESPÉRANCE
Spes unira, Salrt:
Salut, notre espérance Sai.vk nKi;jNA.
Les protestants se révoltent en nous entendant proclamer Marie l'espérance des chrétiens. Et cependant l'Eo-Iise veut que tous les jours, les prêtres et toutes les personnes religieuses élèvent la voix au nom de tous les fidèles, et invoquent Marie sous le nom si doux d'espérance des
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chrétiens. Quand on sollicite une grâce, on l'obtient, ou du roi qui en est le dispensateur, ou de son favori qui sollicite pour nous. C'est toujours le roi qui lait grâce, mais il la fait à la prière de son favori, et l'on a raison de dire que l'on met toute son espérance dans l'intercession de ce favori. Et ce recours ne peut être injurieux au maître, puisque en dernier ressort c'est toujours lui qui accorde la grâce demandée. Or telle est exactement la conduite des catholiques à l'égard de la sainte Vierge. D'ailleurs, comme l'ont pensé tous les saints, si Dieu a établi Marie la dispensatrice de toutes les grâces, notre recours à elle peut-il lui être injurieux ? Et Jésus-Christ en nous donnant pour mère sa propre mère, n'a-t-il pas voulu par là nous engager ù appuyer sur elle toute notre espérance ? Le sentiment de notre misère nous confond devant le trône de Dieu, le souvenir de nos péchés nous fait craindre que la justice ne prévale sur la miséricorde, alors nous employons l'intervention des amis de Dieu, de sa sainte mère avant tous, pour qu'ils fassent valoir leurs mérites en notre faveur, et nous espérons obtenir par leur intercession ce que nous ne pourrions nous flatter d'obtenir par nos seules prières. En sorte, conclut saint Anselme, que recourir à la sainte Vierge dans cette espérance, ce n'est point se défier de la miséricorde do Dieu, mais craindre sa propre indignité.
NOTRE n.VMK Di: V(n I/ION.
Il (.'xislc à \'oullon. dan? le déparlfiuciU d'.' Soinc-el-Maruc, on Franco, nn sanclnairo rôlt'brc do la sainte Mergo. Saccagé au seiziônie siôch; par les Hu.unoiiots, profane par los révolutionnaires do 1793, il lui rétabli on ISH'J par los soins dn pieu.v évequo do Moaux. l'u l'ait o.xlraordinairo arrivé fii 1 iOC, ne contribua jtas jx-u à doniiei' à ce sanctuaire vi promit're célébi'ité. Voici ce fait. Tue pelito fille d'honuéle famille, Jouait avt'c ses jeunes compagnes, à quelques pas du village, en un lieu où se trouvait une profonde citerne pleine d'eau. A travers los courses nu peu folles, comme en font les enfants dans lenrs jeux, (die oublia le péril et tomba dans la citorne. Ses petites camarades s'enfuiront, n'osant pas annoncer le malheur qui venait d'arriver ; et ce no fut qu'au bout d'une lieure ({u'oii remarqua son absence. On interrogea ses compagnes, qui avouèrent qu'elle avait disparu dans les environs d»; la citerne, l^es parents y coururent et ne virent rien, car Teau était profonde. Cependant on y descendit avec une échelle, et on relira la pauvre enfant engloutie et morte. Sa mère, qui l'avait vouée à Notre-Dami' de Voulton, se
sciilil forto dans sa loi, cl no cessa (TcsixirtM' foiiii'c loiil.', f'spnrain'o. VAU\ saisit sa iille iiiaiiiinéc cl coiirul, avec ce lardcau à raulelde la sainte Vierge. Tout, ii^ village raccuinpagnail. Eu posant le cadavnM-ouvei't di; houe et niissidant d'eau tronl)Ie devant la sainte image, l;i pauvre nière, d'une voix coupée de larmes, entonna le Sakv; liegina^ (\\iO tout le monde chanla avec Toi et ferveur, et lorsqu'on terminait ce cliant, qui eût attendri les conirs Ifts plus durs, la petite Iille souleva sa tète, agita ses mains, étendit ses jambes, regarda la sainte image et parla. Elle était ressuseitée. .Vussitôt la l'oule chanta Regina Cœli Lœtarc, qu(i le bon curé couronna par deux oraisons de reconnaissance, et on reporta chez olli^ la jeune fille pleine de vie. Le miracle était trop grand pour être oublié ; aussi un notaire en dressa un procès-verbal, signé d'une foule de témoins, (jni a été conservé.
PrtATiniiE. — Kn enfant dévoué de Marie, jt^ veu.\ chaque jour lui rendre quelque hommage \)0\\v nVassunM- sa protection.
l'lU^^Iu;. -1:
OMarie, ma souveraine, m"écrierai-je avec.St. (.îermain, "ons êtes la consolation (juo Dieu même "m'a donnée. Vous êtes mon guide dans le pèlerinage de ce monde, la force do ma faiblesse, la l'icliesse de ma misère, le baume de mes blessures, le soulagement de mes douleurs, celle qui fait tomber les fers. Exaucez les humbles prières de votre serviteur, laissezvous toucher par ses larmes, vous ma patronne, mon refuge, ma vie, mon espérance, mon salut et mou apjuii. Ainsi soit-il.
Cha[)elt't de l'Immaculée Conci'iiliou. Litanit^s etc.
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. - -^lAlilK E8T l'espérance DU PkCHEUR.
. ..'"i'i" ' • • > n>l'iiiii'inii iitfcdloi'idii, Ora prn nohis.
. , lii'i'iivro il'^N iirrlunir,-, jirii'z j)Our nous.
■ .' î ' • t, .,, ';', . ,- . ' , Litanie?.
Seigneur,, disait It; proprhète Isaie, nous avons péché et personne ne se lève pour retenir votre bras. C'est qu'alors Marie n'existait point encore, et avant elle aucune créature n'avait osé se mettre entre le pécheur et Dieu ; mais présentement Marie ne craint point de le faire, et nul, ajoute St. Bonaventure, n'est plus propre qu'elle h détourner le glaive de la justice divine, afin qu'il ne tombe pas sur la tête des coupables. Il y avait autrefois chez les Juifs des villes de refuge, où les criminels une
fois entrés, étaient à l'abri des poursuites de la justice. Maintenant, sous la grâce, il n'y en a qu'une seule qui est Marie, mais avec cette différence que les autres cités n'offraient pas des lieux de refuge pour tous lès criminels, ni pour toutes sortes de délits, tandis que la cité de Dieu est ouverte à tous les pécheurs, et que tous les crimes y trouvent leur pardon. Une fois entrés dans cette cité sainte, laisons-nous, car il ne sied pas d'ouvrir la bouche devant le Seigneur que nous avons tant ofiensé ; c'est Marie ellemême qui parlera et intercédera pour nous. Jamais, dit St. Liguori, Lucifer, cet esprit superbe, ne pourra s'abaisser jusqu'à implorer la protection de Marie ; mais supposez quïl le fît, elle aurait assez de clémence pour solliciter sa grâce et assez de crédit pour l'obtenir. Les saints et les Pères de l'Eglise semblent épuiser les expressions pour faire comprendre aux pécheurs ce qu'ils doivent à celle qui est leur refuge. St. Laurent Justinien appelle Marie l'espérance des coupables; St. Jean Damascène, l'espérance des désespérés ; St. Augustin, l'unique espérance des pécheurs ; St. Ephrem, le port très sûr des naufragés et la protectrice de ceux qui ont un pied dans l'abîme ; St. Bernard, l'échelle des pécheurs pour monter vers Dieu, ce saint veut que celui qui se désespère espère encore en Marie. Quel est donc le pécheur qui s'obstinerait ù périr avec un moyen si facile d'obtenir son pardon ?
coNVKKSioN n\s m)v<\\r.Hî:.
\a} pt'.'n» il(» Ricci, c6lèl)rti prédicalour JésuiU', doiuiait un(> mission en 1831, à Cumorata, on Sicile. Il y avait alors dans cette honrgade nn nommé Piiilii)pou, e.\-mili!aire, qui scandalisait tout lo monde, par sa vie licencieuse. Un olliciei' supérieur dont dépendai t (;o débauché, révolté de ses extravagances, lui ordonna, sous peine d(; Tabaudonuer, do suivr.> l(>s exercices doi la mission. Obligé de se sonniottro, le chenapan se rendit au lieu des exercices, mais après avoir promis à nue Connue étrangère, (jni vivait avec lui et ([ui était aussi bitni que lui à la remorqne de Satan, (ju'il dormirait pendant to\il le temps ([ue dureraient les sermons, les médilatious.et les prières. Et en ettet, à peine ci "é dans l'église, qu'il s'enveloppa de son manteau jusqu'aux yeux et s'endormit si solidement qu'il ronila bientôt de façon à incommoder ses voisins. Il continua 1j même manège le lendemain, et s(; disposait à en faire en(;oro autant le troisième jour, lors(iue le Fère dt; Ricci lo voyant encore endormi, dit à l'assemblée des fidèles, en désignant ce malhenreux : L'infortune dont la conduite vous scandalise a pourtant été élevé dans la foi et dans les
pour
Les
mœurs clirétieiines. Les mauvaises rencontres, les sociétés dissolues et ses lâchetés morales l'ont abaissé au point que les démons qui l'obsèdent le poussent à sa ruine complète. Je vous prie donc bien vivement, mes frères, d'appeler à son secours la Vierge Lnmaculée. Tous les assistants tombèrent alors ù genoux et se mirent à prier tout haut pour cet homnii'. Ce mouvement le réveilla, et comme si la prière eût éln exaucée avant môme qu'elle fut terminée, la grâce toucha le cœur de cet homme qui, tombant à genoux comme brisé, comprit l'état affreux de brute où il croupissait. Il frémit d'horreur en se reconnaissant, ses larmes coulèrent avec des sanglots, et remerciant ceux qui avaient amené sur lui l;i lumière, il déclara qu'il ferait ce jour môme sa confession générale. Il la fit en effet, avec les marques du plus sincère repentir, demanda pardon a la foule pour tous les scandah^s qu'il avait donnés, et ne voulant plus remettre les pieds dans sa maison qu'il avait souillée, il alla supplier les pères Capucins de le recevoir dans leur couvent. Il fit les plus rapides progrès dans la vertu ; et il n'y avait pas en(;ore deux mois qu'il avait embrassé la pénitence, qu'il annonça qu'il mourrait avant la fin du mois de juin qui était déjà avancé, et que le père de Ricci, l'assisterait à sa dernière heure. Le 28 juin, il était si faible ([u'il ne put se lever de la paille qui lui servait de lit, et (jue les médecins déclarèrent sa mort prochaine inévitable. Le-l.v) de Ricci devant passer dans la nuit du 29 juin en route pour une mission, crut entendre la voix de son pénitent qui lui disait : Père, si vous ne venez pas, je ne puis mourir. . Peu d'heures après comme il passait à Camerata, il entendit une cloche qui sonnait f agonie. — Pour qui sonne-t-on l'agonie? demanda-t-il — Pour le frèri^ Antonio. C'était le nom qu'avait pris le pauvre repentant. Il se rend au couvent, trouve celui qu'il avait sauvé à demi mort et ne parlant déjà plus. Mais le moribond se réveillant. à son approche, lui dit : Venez, mon père, je vous attendais. Le père le consola, le ])énit, et il eut la joie de le voir mourir de la mort des saints.
pRATiQLi:. — .T(^ veux par ma conduite ni'assurer la protection de Marie, et je n'aurai plus rien à criiindre pour mon salut.
■■ .;..• • . - l'RIÈRE. •■ •'. ' . •• ■•
Je vous salue, Mère de Dieu et la mienne, Ciel où Dieu fait son séjour, trône d'où le Seigneur dispense ses grâces, intercédez pour moi, afin que par vos prières, je puisse obtenir mon pardon au jour du jugement, et ensuite la gloire éternelle. Ainsi Suit-il.
Chapelet de i'Inimaculée Conce[ttiou. Litanies etc.
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