I,H CHANOFNK AHNAID AU LIT DE LA MOUT
A RoisbcM'î^-, vivait un ciiaiioiiio régulior nommé Arnaud, •oxtrômement dévot à la Stc. Viorge. So voyant près do mourir^ il reriit les derniers sacrements, fit appeler ses religieux, et les pria de ne le point abandonner dans ses derniers moments. A peine leur eut-il fait cette recommandation, qu'en leur présence il comnKuiça à trembler de tous ses membres. Une sueur froide, ses yeux ronvulsifs, indiquaient assez l'état de son v.me ; mais il le manifesta bien davantage quand d'une voix altérée il leur dit : Ne voyez-vous pas ces démons qui m'entourent et veulent emporter mon âme dans les enfers? Mes frères, invoquez pour moi le nom de Marie, c'est en elle que J'espère. Aussitôt les religieux commencèrent les litanies de la Ste. Vierge, et quand ils en vinrent à ces mots, Sainte Marie, priez pour lui, le moribond les interrompant : Répétez, leur dit-il, le nom de Marie, car je suis déjà au tribunal de Dieu; (!t après une courte pause il reprit, conmie s'il répondait à une accusation: Oui, j'ai fait cela, mais j'en ai fait pénitence; puis s'adressant à la Ste. Vierge : 0 Marie, je les vaincrai mes ennemis, si vous venez à mon aide. La nuit se passa dans ces terribles assauts, auxquels il ne cessait d'opposer le crucifix et le saint nom de Marie ; mais avec le jour le calme reparut, et Arnaud, d'un visage serein, fit éclater sa joie de ce que Marie, son refuge, lui avait obtenu son salut éternel. Ensuite se tournant du côté de la Ste. Vierge qui l'invitait à le suivre : Je viens, ma maîtresse, jo viens, dit-il. et dans
r»;jrorl tjiril lit pour S(! relever, il expira Lloueeiiunil ; mais, au défaut de sou corps, sou iluio, comme uous l'espérous, suivit Marie dans le royaume do la gloire éternelle.
l'itATiQUK. — Le nom de Marie sera désormais ma déi'eusi» dans les tentations.
l'iuiiuK
O ViiU'ge sainte, soyez mon bouclier «'t ma défense ! avec votre secours, je suis sûr de vaincre ; mais faites que je n'oublie jamais do vous invoquer dans les combats, et principalement dans ce dernier, le plus terrible de tous, que le démon s'apprête à me livrer à mon heure suprême. Mette/, vous-même alors votre nom sur mes lèvres et dans mon cœur, et que j'expire eu prononçant ce nom, afin (jue je me trouve à vos pieds dans le Ciel. Ainsi soit-il.
Chapelet de rimmacnlée Conception, Litani(^s, etc.
gUATORZlEMI-: JOUR.
NÉCESSITÉ DE l'intercession DE MARIE POUR LE SALUT.
Sacra Vii'(jo Maria cl omni laudr diijnissùna. '
Sainte Viorgo Mario, dignt* il' loiito loiiangu.
. , , ■ . Office DK i.A Ste. ViERCK.
Les protestants eut rejeté rinvocation des saints, comme injurieuse à Jésus l'unique médiateur entre Dieu et les hommes. Cependant ils ne peuvent nier que les saints prient pour nous, puisque la Sainte Ecriture l'énonce îbrmellement. .Térémie après sa mort prie pour Jérusalem ; les vieillards de l'Apocalypse présentent à Dieu les prières des saints ; S. Pierre promet à ses disciples de se souvenir d'eux après sa mort : S. Etienne prie pour ses bourreaux ; S. Paul pour les compagnons de son apostolat etc., Si donc les saints peuvent prier pour nous, c[uoi de plus raisonnable que de solliciter leurs supplications. Nous avons établi, d'après le témoignage d'une foule de saints, que Marie avait été établie la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu répand sur les hommes, en sorte que l'intercession de cette divine Vierge devient nécessaire pour le salut. Non pas toutefois d'une nécessité absolue, mais d'une nécessité morale, parce que Dieu l'a ainsi voulu. Telle est l'opinion de St. Bernard et d'un grand nombre d'autres théologiens et docteurs de l'Eglise. L'Eglise
aussi nous montre bien qu'elle comprend en ce .sens l'intercession de Marie, puisqu'elle l'appelle: la porte du Ciel, le refuge des pécheurs, le salut des infirmes, la consolation des affligés ; qu'elle la proclame digne de toute louange. L'Eglise lait encore dire à Marie : " Sur moi est fondée toute espérance de vie et de vertu ; celui qui me trouve trouve la vie, et puisera les eaux du salut. Ceux qui agissent avec moi ne pèchent point, et ceux qui me louent auront la vie éternelle." Lorsque, dit S. Liguori, il s'agit d'une opinion honorable à la Ste. Vierge, si cette opinion ne répugne ni à la foi, ni aux décisions de l'Eglise, ni à la vérité, et Mii'elle ait quelque fondement plausible, la rejeter, la comb !tre par cette seule raison que l'opinion contraire peut être vraie, c'est montrer bien peu de révérence pour la mèit' de Dieu.
KK SAl.irr l'Ali MAIIIK.
Césairt^ cl Vincoiil de Beauvais racoiUcnl qu'un j(Uiiie goiitilhomino ayant dossipé toute sa fortune par son inconduitc, sn vit réduit à une si extrême néoossité, qu'il n'avait plus d'autre ressource que d'aller demander l'aumône. Honteux de mendier dans son propre pays, où on l'avait vu riche et iortuné, il résolut de s'expatrier et d'aller porter bien loin sa misère. S'étant mis en roule, il rencontra à peu de distance, un ancien serviteur de son père, qui, le voyant atlligé, lui dit de se consoler, parce qu'il le conduirait à un prince magniiique et très-libéral qui ferait sa fortune. Ce misérable était un impie. Se faisant suivre par le jeune lionune, il le conduit à travers un bois, jusqu'au bord d'un étang. Là, une conversation s'engage entre un personnage invisible et lui. Le jeune homme lui demandant à qui il parlait : " Avec le démon," répliqua-t-il. Sur quoi notre gentilhomme montrant de l'effroi, l'autre l'exhorta à ne rien craindre, et s'adressent au démon : '' Seigneur, lui dit-il, ce jeune homme qui est dans une t'xlrême nécessité, désirerait recouvrer sa première aisance. — Kort bien, répondit l'ennemi du salut, pourvu qu'il ni'obéisse, je le rendrai plus riche qu'auparavant. D'abord j'exige qu'il renie Dieu." A cette proposition le jeune homme frémit, mais, il finit par consentir. — " Ce n'est pas tout, reprit le tentateur, il faut qu'il renie Marie, notre ennemie mortelle. — Oh ! qiiant à cela, répondit le jeune homme, je n'en ferai rien ; j'aime mieux demander l'aumône que de renier ma mère." Kt laissant là le démon, il reprit le chemin de son pays. Une église consacrée à la Sainte-Vierge se trouvant sur sonchemin, il y entre, et plein de remords, il prie avec larmes la mère de Dieu, de lui obtenir le pardon de ses péchés, mais surtout du crime affreux d'avoir renié son créateur. La Sainte-Vierge
que J'aie jamais rejeté nno seule de vos requêtes," Ceci s.» passait eii ])résenee d'un riche habitant de l'endroit qui avail acheté les biens du dissipateur cl qui se trouvait alors par hasard dans l'église. La miséricorde de Marie envers ce pécheur lit une telle impression sur lui, qu'il donna sa filb' uiiiqiK! eu mariage au jeune homme en le faisant l'héritier di' sa forltine. C'est ainsi (jue par la protection de Marie, le jeune geutiliionuue recouvra la grâce de Dieu et uièmo les Itieus temporels
pRAïiQui:. — C'est mu l'erme conviction que l'intercession du Rhirio m'est uécessaii'C [tour me sauver, et j<' ne manquera:
januiis de la solliciter.
piiiiau:. ■ :'■'■<
Mon âme, réjouis-toi en voyant quel espoir de salut !»• Soigneur ta donné dans la protection de sa mère. Kt vous, 0 reine puissante, abaissez les regards dt; votre miséricorde sur le plus indique de vos entants. Ainsi soit-il.
Chapelet de l'Immaculée Conception, liltauies, etc.
Qi'iNZi KMI-: Jorn.